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Edition du 10 novembre 2009

 
C.387 Infrabel, ligne 130: le B 49 de Chatelet est mis hs.
 

En principe, le dimanche 8 novembre 2009, le block 49 de Châtelet cesse toute activité et sa zone d'action sera reprise par le poste PLP de Charleroi Sud. Ce serait un “non-évènement” si ce block n’était abrité dans un bâtiment très caractéristique d’une époque. Surélevé, très étroit, il permettait cependant une “certaine vue” sur l’ensemble du faisceau de voie côté gare et sur les lignes côté Charleroi!


 

  [Publié le 2009-10-29]
T.386 Liège: le tram? Lequel? Quel tracé?
 

Philippe Henry, ministre écolo, confirme le retour du tram mais son tracé doit être débattu. Ainsi, ce mardi 20.10.2009, en commission du Parlement wallon, il a affirmé que le projet d’un tram à Liège était bel et bien maintenu, coupant ainsi court aux supputations relatives à l’état d’avancement de ce projet jugé emblématique pour la région liégeoise. “Il est logique d’avoir confirmé le projet de tram liégeois étant donné qu’il était dans l’accord gouvernemental et même si la situation budgétaire est difficile". Il a confié à la SRWT, la mission d’étudier les différents types de partenariat financier possibles. "Il existe une véritable volonté politique de mener ce projet à bien et le plan de financement précis doit être connu d’ici fin 2010",
D’ici là, il prévoit l’élaboration d’ici la fin de cette année 2009 d’une "procédure de concertation" sur l’épineuse question du tracé. En effet, le tracé envisagé dans un premier temps - à savoir une ligne dite de fond de vallée reliant Seraing à Herstal, en passant par Liège, via la rive gauche de la Meuse - pourrait bien être revu. À ce niveau, l’autre option principale, du moins pour une première ligne, serait de réaliser une boucle dans le centre-ville liégeois. Une option défendue notamment par le groupe local Ecolo de Liège.
Pour le maïeur liégeois, en tout cas, "cette ligne est indispensable du point de vue de la communauté urbaine, dont le tram constitue le premier vrai test".
Ajoutez à cela les incertitudes planant encore, pêle-mêle, sur le passage du tram rive droite ou gauche de la Meuse à Seraing, au niveau de la nouvelle gare TGV à Liège ou encore la possibilité ou non de desservir le quartier de Bressoux-Droixhe, le moins que l’on puisse écrire est que les questions ne manquent pas. Des questions qui ne doivent pas encore être tranchées, estime pour sa part le ministre Henry, pour qui l’heure n’est pas aux grandes déclarations. Il annonce d’ailleurs la tenue d’une vaste concertation, promise à l’époque par le ministre Antoine et associant tous les acteurs concernés, d’ici le début de l’année 2010. Mais ce qui est clair pour le ministre écolo, c’est que "le tram doit pouvoir profiter à tout le monde et être réalisé rapidement". (Source: BB de Gazette de Liège)
 

  [Publié le 2009-10-24]
V.40 Tenerife (SP): un tramway sur un volcan!
 

Par le texte, par un reportage et par un diapo, découvrez:
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/tenerife-un-tramway-sur-un-volcan_17699/

 

  [Publié le 2009-10-24]
C.385 Infrabel et Thalys augmentent la vitesse le 13.12.2009.
 

Découvrez les nouveaux temps de parcours du nouveau Thalys.
Vers les Pays-Bas :
Bruxelles - Amsterdam : 1h53, soit un gain de temps de 49 minutes
Bruxelles - Rotterdam : 1h11, soit un gain de temps de 31 minutes

Vers l’Allemagne :
Bruxelles - Cologne : 1h47, soit un gain de temps de 29 minutes
Bruxelles - Aix La Chapelle : 1h08, soit un gain de temps de 29 minutes
 

  [Publié le 2009-10-24]
C.384 UE: une 1ère tranche de 500 mions€ dans RTE-T
 

 
La Commission européenne a annoncé à Naples, par la bouche du vice-président chargé des transports, le lancement d'une première tranche (sur un total qui devrait dépasser les cinq milliards d'EUR) pour 18 projets dans le cadre du réseau transeuropéen de transport.
L'objectif du réseau est de créer les maillons manquants afin de désengorger les goulets d'étrangement de transport de fret et de voyageurs en Europe. Dix-huit projets prioritaires sur les 78 retenus par le programme vont bénéficier de cette manne européenne. Le projet belge concerne la reconstruction du pont Noorderlaan à Anvers. Une deuxième série de financements de projet sera annoncée avant la fin de l'année.
(Source: lloyd.be)
 

  [Publié le 2009-10-24]
C.383 Bruxelles 2010: Pas d'économies sur le RER et autour.
 

Tout ce qui concerne les travaux programmés en 2010 pour le RER dans la capitale sera mis à l'abri des mesures d'austérité prises par le gouvernement bruxellois, a affirmé mercredi 28.10.2009 le ministre-président bruxellois Charles Picqué en commission de l'Infrastructure du parlement bruxellois.
Invité par Vincent De Wolf (MR) à faire le point sur les projets de l'accord de coopération avec l'Etat fédéral, Beliris, auxquels les ministres bruxellois ont souhaité renoncer, Charles Picqué a souligné que plusieurs dossiers avaient été "sacralisés" pour 2009 et 2010.
Selon lui, ce sera le cas pour "tout ce qui concerne le RER", l'aménagement d'une ligne de tram rapide sur le boulevard Léopold III, le réaménagement des abords de la gare du Midi, du boulevard de l'Impératrice, la rénovation de la station Arts-Loi, la prolongation de la ligne 94, la réfection de la Petite Ceinture ouest, et les études d'urbanisme pour le futur du quartier européen.
Le gouvernement bruxellois a par ailleurs souhaité reporter plusieurs autres chantiers. Cette démarche devrait permettre de dégager environ 50 millions d'euros pour l'achat de matériel roulant à la STIB, a encore dit Charles Picqué. (Source Belga et LLB)
 

  [Publié le 2009-10-29]
C.382 La Flandre va développer sa propre stratégie ferroviaire
 

La Flandre va mettre au point sa propre stratégie ferroviaire, qui devra avoir sa place dans le programme pluriannuel d'investissement du groupe SNCB. C'est ce qu'on peut lire dans la note politique de la ministre flamande de la Mobilité et des Travaux publics Hilde Crevits.
Bien que le transport ferroviaire soit une compétence fédérale, la politique ferroviaire fédérale et les projets de la SNCB ont bien évidemment un impact sur la Flandre. Pensons à l'accessibilité des ports d'Anvers et de Zeebrugge, au RER et aux projets "lightrail" en Flandre.
La ministre Crevits veut faire en sorte que les projets qui sont prioritaires pour la Flandre soient clairement mentionnés dans le programme d'investissements à long terme du groupe SNCB, comme la réalisation du deuxième accès ferroviaire au port d'Anvers et la réactivation du Rhin d'Acier.
(Source: lloyd.be)
Ndlr: La Wallonnie a-t-elle une politique ferroviaire?

 

  [Publié le 2009-10-29]

 

Edition du 30 octobre 2009
 

C.381 SNCB: augmentation de prix vers Bruxelles National.
 

Pour financer les travaux du projet Diabolo, la SNCB percevra, à partir du 1er novembre 2009, une taxe de 2,05 euros sur chaque billet acheté de et vers la gare de Bruxelles-National Aéroport. Une nouvelle manière de financer des travaux d'infrastructure.
Diabolo, c'est le nom d'un projet d'infrastructure important qu'Infrabel, filiale de la SNCB-Holding, fait construire depuis déjà deux ans. L'objectif est de relier directement la gare de Bruxelles-National au nord du pays, et en particulier aux gares de Malines et d'Anvers. Pour l'instant, les voyageurs en provenance de ces gares doivent faire un crochet par Bruxelles pour relier l'aéroport. A terme, Diabolo permettra une liaison directe, via un tunnel passant en-dessous de l'aéroport, et reliant directement la berme centrale de l'autoroute E19.
Un projet important donc, dont Infrabel a confié la réalisation et l'exploitation à la SA Northern Diabolo, ce pour une période de 35 ans, et sous la forme d'un partenariat public-privé. Mais pour financer ces travaux, le voyageur sera directement mis à contribution. Comment? En payant, à partir du 1er novembre 2009, une redevance supplémentaire de 2,05 euros sur le billet acheté de ou vers la gare de Bruxelles-National Aéroport. Une taxe qui sera indexée chaque année et pour une durée de 35 ans, et qui devrait être doublée dès le moment ou les travaux seront achevés.
En effet, ces dispositions sont précisées dans une loi (appelée la loi Diabolo) passée en avril 2007 (du temps où Renaat Landuyt était ministre de la Mobilité et Bruno Tuybens secrétaire d'Etat aux Entreprises publiques), et cette loi stipule que la redevance voyageur sera prise en charge pour moitié par la SNCB, et ce jusqu'à la mise en service de la jonction. Après quoi, le voyageur s'acquittera intégralement de la taxe. Qui n'ira pas dans les poches de la SNCB, ni d'Infrabel, mais de la SA Northern Diabolo.
Une manière innovante, dira-t-on, de financer désormais les travaux d'infrastructure ferroviaire. Mais aussi quelque peu étonnante. Et en particulier dû au fait que les passagers seront taxés de manière indifférente selon qu'ils utiliseront ou non la future jonction. En clair, un passager en provenance d'une gare wallonne ou bruxelloise paiera aussi la redevance même s'il n'est en rien concerné par ces travaux facilitant l'accès vers Anvers... Une nouvelle manière d'appréhender la solidarité nord-sud?
Précisons tout de même que les détenteurs de titres de transport domicile-travail et de toutes formules d'abonnement sont dispensés de la redevance. En revanche, les voyageurs avec Rail-Pass, Go-Pass ou autre Key-Card devront s'acquitter des frais pour les travaux. (Source: levif.be)

  [Publié le 2009-10-29]
C.380 SNCB: Nouvelle tarification trans-frontalière.
 

Steven Vanackere, ministre donne les indications suivantes le 19.10.2009 en réponse à une question parlementaire.
En ce qui concerne l'offre tarifaire, la SNCB a développé récemment un nouveau modèle pour le calcul des prix internationaux. Ainsi, la part belge du prix pour les déplacements transfrontaliers de courte distance, dans le cas où la gare belge se situe à une distance maximale de 30 km de la frontière, diminuera en moyenne de 20 %. Je répète qu'il s'agit bien de la part belge du prix. Cela ne veut donc pas dire que le prix diminuera de 20 %.
Pour les déplacements d'une gare belge située à une distance entre 31 et 69 km de la frontière, la part belge du prix reste plus ou moins stable.
Pour les déplacements au-delà de 69 km de la frontière, la part belge du prix des billets augmentera plus ou moins de 3,5% tout comme l'augmentation prévue des coûts.
La nouvelle tarification s'appliquera uniquement au prix des billets internationaux et, notamment, aux billets transfrontaliers. Ces nouveaux prix internationaux seront valables à partir du 13 décembre 2009.
Le prix des cartes de train étant le même que le prix des cartes de train du service intérieur, il n'y aura pas d'impact. Autrement dit, le prix de ces cartes changera le 1er février 2010, conformément à ce qui est prévu dans le contrat de gestion.
Quelles gares seront-elles englobées dans cette offre dans le nord et le sud Luxembourg par rapport à la gare de Luxembourg-ville? Les gares englobées dans cette offre se trouvant à une distance maximale de 30 km de la frontière sont, pour le sud Luxembourg: Marbehan, Habay, Stokkem, Viville, Arlon, Messancy, Athus, Aubange, Halanzy, Virton; pour le nord Luxembourg: Gouvy, Vielsalm, Trois-Ponts, Coo.
Les gares englobées dans cette offre et se trouvant à une distance de la frontière entre 31 et 69 km sont, pour le sud Luxembourg: Florenville, Bertrix, Libramont et Neufchâteau. Et pour le nord Luxembourg: Aywaille, Rivage, Comblain-la-Tour, Hamoir, Poulseur et Esneux.
 

  [Publié le 2009-10-19]
C.379 SNCB et Infrabel: la ligne 162.
 

Steven Vanackere, ministre éclaircit certains points le 19.10.2009 en réponse à une question parlementaire.
Tout d'abord, je vous confirme que les travaux de modernisation de la ligne 162 sont prévus selon différentes phases et jusqu'en 2016. Á partir du 12 décembre 2009, le service à une voie entre Arlon et Luxembourg sera possible et les travaux à cet effet seront terminés. Les travaux de parachèvement se poursuivront la nuit et le week-end jusque dans le courant du premier trimestre 2010. Il n'y aura donc aucune implication sur le trafic.
Par contre, l'offre de décembre 2009 tiendra compte des nouveaux chantiers entre Marloie et Jemelle et entre Hatrival et Libramont.
Pendant les travaux, le service des trains est adapté aux possibilités réduites d'exploitation ferroviaire. Lors d'incidents impliquant des suppressions de trains et des retards, des sur-occupations ponctuelles peuvent survenir.
Au sujet des intentions de la SNCB de revoir les offres réservées aux usagers sur ce tronçon, à partir de décembre 2009, des trains supplémentaires sont prévus dans la région d'Arlon pour revenir à l'offre antérieure, celle de décembre 2007, tant sur la ligne 162 Namur-Arlon-Luxembourg que sur la ligne 165 Arlon-Athus. Je confirme que sur la ligne 162, l'offre sera même revue à la hausse avec sept trains supplémentaires par rapport l'offre de décembre 2007. Pendant les heures de pointe, il y aura en moyenne trois trains par heure: un IC et deux trains L.
Quant à l'offre de trains au départ des gares de Habay, Marbehan et Libramont, le train de pointe de Jemelle à Bruxelles-Midi de 6 h 56 aura de nouveau Luxembourg comme point de départ et le train de pointe dans le sens contraire qui part de Bruxelles-Midi à 15 h 54 aura Luxembourg comme destination. Ces trains s'arrêtent à Marbehan, Libramont et Arlon.
 

  [Publié le 2009-10-17]
C.378 Musée des chemins de fer belges et festivités du 175 e anniversaire.
 

Le ministre des entreprises publiques Steven Vanackere répond à une question parlementaire le 19.10.2009.

A l'occasion du 175e anniversaire de la présence des chemins de fer sur le continent européen, un parcours commémoratif reliant Bruxelles et Malines par train sera organisé le 5 mai 2010. De hauts dignitaires seront invités à y participer. Pour le moment, le budget exact n'est pas encore connu.
L'idée d'organiser une exposition sur la place des Palais a bien été examinée, mais elle a été abandonnée durant la phase d'étude en raison de sa complexité et de son coût élevé. Certaines activités potentielles sont actuellement examinées, mais aucune décision n'a encore été prise à leur sujet. Aucune autre action spécifique n'a été élaborée à l'heure actuelle, mais il pourrait y en avoir dans les mois à venir.

Pour ce qui concerne le musée des chemins de fer à Bruxelles, il est exact qu'un budget a été prévu pour la construction de ce musée, de l'ordre de 10 millions d'euros. La gare de Schaerbeek voyageurs est prévue pour accueillir le Musée national des chemins de fer belges. Des possibilités complémentaires existent: d'une part, le potentiel du site de la gare d'Ostende, actuellement en cours de rénovation et, d'autre part, des collaborations avec les associations touristiques, ferroviaires, notamment l'association des Chemins de fer à Vapeur des 3 Vallées.
Une députée: Monsieur le ministre, excusez-moi, je n'ai pas bien compris: pour le musée, il est bien question de le localiser à Schaerbeek ou reste-t-il une hésitation entre Schaerbeek et Ostende?
Steven Vanackere, ministre: Non, le budget est établi, la localisation est prévue, mais tant que le dossier est en cours, des choix restent à opérer. Pour l'instant, nous restons sur l'option de Schaerbeek.
 

  [Publié le 2009-10-17]
C.377 SNCF: TGV Les 4 défis économiques du TGV français
 

La vache à lait de la SNCF s'apprête à relever de nouveaux défis. A l'heure de l'ouverture à la concurrence, le TGV voit son modèle économique mis à mal. Pour autant, il n'a pas le choix, il doit continuer à investir.

L'ouverture à la concurrence
C'est l'un des sujets sensibles de l'année 2010 : l'ouverture à la concurrence en décembre 2009 du transport de passagers à l'international. Et pour cause, le marché est attrayant. Il représente aujourd'hui plus de 6 milliards d'euros, et offre une rentabilité de presque 20% quand celle des compagnies aériennes ne dépasse généralement pas les 6%. Pourtant, la concurrence n'est pas au rendez-vous. Accéder au marché français présente aussi des risques. Tout d'abord il faut investir dans de nouvelles rames. Ensuite, il faut trouver des liaisons rentables. Car le marché ne sera en réalité ouvert que partiellement, les trajets purement domestiques restant sous le monopole de la SNCF. Pour le groupe public l'international ne pèserait ainsi que 30% du chiffre d'affaires grande vitesse. Enfin, la SNCF reste un adversaire redoutable. Face aux compagnies aériennes, elle a toujours su garder son avantage avec par exemple une part de marché de 83% sur le Paris-Marseille. Dans ce paysage, la SNCF ne risque pas de se voir écraser par la concurrence. Du moins pour le moment. Pour l'heure, la Deutsche Bahn, Virgin et la tandem Air-France Veolia ont déclaré ne pas vouloir s'attaquer au marché français. Seule la compagnie italienne Trénitalia s'est dite intéressée par un Paris-Milan.

Le prix des péages.
La vache à lait de la SNCF pourrait ne plus être bénéficiaire d'ici à 3 ans s'alarme son propriétaire. Dans un article du quotidien les Echos paru ce lundi, la SNCF assure que les péages payés à Réseau Ferré de France (RFF) pour l'utilisation des lignes ferroviaires devrait augmenter de 940 millions d'euros entre 2008 et 2013, soit une croissance d'environ 75%. Pour la directrice générale déléguée en charge des grandes lignes, Mireille Faugère, une telle augmentation serait catastrophique pour la SNCF dont la majeure partie des bénéfices est issue de l'activité grande vitesse. Cette année le résultat courant dégagé par le TGV était d'environ 900 millions d'euros. Si l'Etat finissait par accepter cette hausse de 940 millions d'euros, le bénéfice de cette activité pourrait donc être ramené à zéro dans les années à venir. Pour le gérant du réseau, pourtant "l'ouverture de nouvelles lignes, qui augmente mécaniquement le prix des péages, le financement du plan de rénovation des lignes classiques, ainsi que l'inflation des dépenses de maintenance du réseau, justifient cette augmentation". Actuellement les droits de péages ne représentent d'ailleurs que la moitié des recettes de RFF. "Le reste est payé par le contribuable et l'augmentation de la dette. Il n'y a pas de raison qu'à terme le contribuable français paye pour que des compagnies ferroviaires étrangères fassent des bénéfices", explique RFF. Avant de conclure, "le gros problème de la SNCF est justement de considérer le TGV comme une vache à lait.
Tant que la SNCF continuera à isoler l'activité grande vitesse et laissera couler le FRET, alors, il n'y aura pas de solutions". En 2008, le FRET a perdu quelques 433 millions d'euros.

Le renouvellement de la flotte.
Il y a quelques mois encore, la SNCF envisageait de passer le contrat du siècle, avec une commande de 200 à 300 TGV, afin de renouveler un matériel vieillissant. Estimé entre 6 et 9 milliards d'euros, ce contrat a finalement été abandonné. Les incertitudes qui planent actuellement sur le secteur ont obligé la compagnie ferroviaire à changer de stratégie. "Fini les rêves de grand soir avec la commande géante de rames capables d'aller partout, désormais le groupe aura une politique de petits pas", expliquait récemment au journal les Echos, un proche du dossier. Pour réduire les risques, la SNCF devra désormais raisonner non plus globalement mais par segment. L'appel d'offre en cours ne concerne plus que 35 rames destinées à l'international. Une commande qui représenterait aux alentours d'1,2 milliard d'euros selon les informations de la presse.

L'augmentation du nombre de gares TGV.
La SNCF entend aussi profiter des transformations du Grand Paris pour faire de l'Ile de France "un grand hub de la grande vitesse", selon l'expression de Mireille Faugère. Cette volonté part d'un constat simple : la région serait la moins biens desservie pour le TGV en France. "80% des Franciliens ont un très, très mauvais accès à TGV. Sur les 12 millions d'habitants de la région, il n'y en a que 3 millions qui peuvent accéder facilement à une gare", relève-t-elle. Le rêve de la SNCF serait donc d'atteindre l'objectif de "12 gares pour 12 millions d'habitants", contre 7 actuellement. Pour financer ces travaux de grande ampleur, la SNCF n'aura rien à débourser. La plupart des infrastructures suggérées devrait être payées par le RFF, l'Etat et les collectivités locales. Le projet gouvernemental présenté mercredi en conseil des ministres prévoit déjà deux gares nouvelles en banlieues. (L’expansion)
 

  [Publié le 2009-10-17]
T.376 Karlsruhe (D): commande 30 trams-trains Bombardier.
 

Les exploitants Albtal-Verkehrs-Gesellschaft mbH (AVG) et Verkehrsbetriebe Karlsruhe GmbH (VBK) ont passé une commande de 30 trams-trains bi-modes à Bombardier. La valeur de cette commande de véhicules ultramodernes et confortables s’élève à environ 129 millions d’euros (190 millions de dollars US), et les livraisons doivent s’échelonner d’août 2011 à septembre 2013. Le contrat inclut une option portant jusqu’à 45 véhicules additionnels.
Ces nouveaux trams-trains seront fabriqués aux installations de Bombardier à Bautzen en Allemagne et à Vienne en Autriche, tandis que le site de Mannheim en Allemagne fournira le système de propulsion et contrôle BOMBARDIER MITRAC. Les bogies BOMBARDIER FLEXX Urban 2500 seront fabriqués par le site Bombardier de Siegen en Allemagne.
Ces véhicules FLEXITY Swift seront personnalisés pour répondre aux exigences de la ville et de la région de Karlsruhe. Pour adapter ces véhicules de façon optimale à l’infrastructure existante, toutes les zones d’accès présentent un plancher bas à 50 %, ce qui garantit le transit rapide des voyageurs et facilite l’accès aux personnes à mobilité réduite de même qu’à celles voyageant avec une poussette ou des bagages lourds. Longs de 37 m et larges de 2,65 m, ces nouveaux véhicules peuvent transporter 244 voyageurs et sont constitués de trois modules dont les passages entre les voitures permettent de circuler librement d’un bout à l’autre. Leurs bogies conventionnels à amortisseurs pneumatiques garantissent des déplacements en douceur et réduisent au minimum absolu l’usure des roues et des voies.
 

  [Publié le 2009-10-17]
T.375 Nice (F): Tramway.
 

Comment le tramway a accru sa fréquence
Le tram est plus fréquent depuis le 31 août 2009. En moyenne, les rames passent toutes les cinq minutes aux arrêts sur la plage horaire 8-19 heures. Au lieu de six ou sept !
Et, sauf incident sur le réseau, ses usagers se rendent compte aujourd'hui que les rames, plus fréquentes, sont aussi moins bondées : c'est bien ce qui faisait « rougner » les Niçois depuis les débuts du tram, en novembre 2007, suivis de cet incroyable succès ! Lequel commençait ces derniers temps à lasser quelques « anciens » automobilistes, d'où un léger fléchissement de la croissance de la clientèle.
Il fallait donc réagir. Des nouvelles rames: non!
Non, ce qui a changé, c'est le nombre quotidien de rotations, c'est-à-dire d'allers-retours au dépôt : 188 au lieu de 169, soit 19 de plus. Ou encore, en termes de marketing, 11 % d'offre supplémentaire. Une performance rendue possible par une idée toute bête: la réduction du temps passé aux terminus de Las Planas et de Pont-Michel. « C'est au moment de l'opération de retournement des rames au Rouret, c'est-à-dire du changement de voie, qu'on gagne du temps, confirme Charly Actis, le responsable d'exploitation de la ST2N. Mais nous sommes arrivés au minimum de temps pour cette opération, soit quatre minutes. On pourra passer en dessous de cette barre, mais après avoir modifié les aiguillages: ce sera pour plus tard. »
Associé à l'élaboration de ce nouveau mode d'exploitation du réseau, Pascal Délire, du syndicat CGT des traminots, précise : « Les conducteurs gagnent ainsi cinq minutes par aller-retour sur quatre-vingt-dix. D'où ces 19 allers-retours supplémentaires. »
Un nombre qui pourrait encore grimper: par les nouvelles rames et grâce à la modification des aiguillages. »

Choix du tracé de la Ligne 2 du tramway.

La ligne 2 du tramway ne passera pas par le front de mer, mais par l'intérieur de la ville. Une desserte ouest-est de 8,6 km dont 3,6 km sous terre.
« La ligne 2 ira de l’aéroport jusqu’à la gare de Riquier, en passant par le Port ». De la gare multimodale Saint-Augustin au carrefour rue de France-boulevard François- Grosso, le tramway empruntera le couloir des bus existant, via le bd René-Cassin, l’avenue de laCalifornie, Magnan.

Pdf du tracé: http://edito.nicematin.net/AM/pdf/TraceLigne2-tram.pdf

(Source: Nicematin.fr)


 

  [Publié le 200-10-20]
T.374 Montpellier (F): le tramway dans le centre commercial.
 

Le tramway de Montpellier dessert la zone commerciale installée au sud-est de la ville avec la ligne 1.
10 millions de visiteurs attendus par an. 150.000 m2 de commerces, soit une centaine de boutiques et restaurants. Un hypermarché de 12.000 m2 et le tramway arrivant au coeur de centre commercial. L'infrastructure est gigantesque et unique en France puisque le centre est construit à ciel ouvert. Coût de cette réalisation inaugurée le 23.09.2009: 120 millions d'euros.
Situé à l'entrée de la ville de Montpellier, à la sortie de l'autoroute A9, le complexe, avec son hyper marché et ses 96 boutiques, dont des marques renommées de vêtements ou d'électro-ménager, représente une surface de ventes de quelque 50.000 m2.
Il côtoie d'autres commerces ouverts auparavant, mais aussi des équipements de loisirs, dont notamment un cinéma multiplexe de 17 salles, un bowling, une patinoire, un aquarium, un planétarium et de nombreux restaurants.
Une ligne de tramway le dessert, ligne qui a été rallongée de quelques centaines de mètres pour s'arrêter aux pieds du (ou plutôt dans le) centre commercial. Le coût de l’extension est de 5,5 mions €.
L’ancien terminus a été rebaptisé “ Place-de-France” et le nouveau reprend le nom d’Odysseum. Cette ligne véhicule actuellement 130 000 voyageurs/jour: l’une des plus fréquentées de France.
(Source FR3 et Ville, rail & Transports)
 
 

  [Publié le 2009-10-20]
T.373 Paris (F): extension tramway T3 : BEI finance.
 

La Ville de Paris a obtenu un financement de 500 millions € auprès de la BEI (Banque européenne d'investissement) pour l'extension du tramway T3 entre Porte d'Ivry (13ème) et Porte de la Chapelle (18ème). Les travaux ont commencé début 2009 et la mise en service est prévue pour fin 2012.
Après un prêt de 130 millions pour le premier tronçon du tramway T3, c'est un accord portant sur un financement de 500 millions € qui a été à nouveau signé ce lundi entre la Ville de Paris, et la Banque européenne d'Investissement (BEI). Ce prêt va permettre l'extension du tramway dans les quartiers à l'Est de la capitale.
Dans un communiqué commun, la BEI et la Ville de Paris ont déclaré que ce financement va permettre notamment à la capitale française de diversifier ses ressources externes, à des conditions optimales de durée (25 ans), de taux et de souplesse d'utilisation.
Le tramway T3 fait partie du Plan des déplacements urbains de la région Ile-de-France (PDUIF), et son extension de la Porte d'Ivry à la Porte de la Chapelle permettra, avec 26 stations nouvelles sur 14,5 kilomètres, d'améliorer les transports publics et les interconnexions avec le réseau du métro et du RER. (Source La Tribune)

 

  [Publié le 2009-10-16]
V.39 Le dernier train de voyageurs en Belgique.
 

Si le dernier train de voyageurs à vapeur de la SNCB a bien roulé le 20 décembre 1966, un autre train de voyageurs à vapeur continuait à rouler jusqu'en 1973 à BOIS-DU-LUC dans le Hainaut. Un amateur averti rappelle cette exploitation en communiquant un site web intéressant.
http://locotram.skyrock.com/


 

  [Publié le 2009-10-16]
T.372 Flandre: Conseil Mobilité pour une approche intégrale.
 

La politique flamande de mobilité obtient de bons résultats dans certains domaines (sécurité routière, transports en commun...), mais des problèmes importants persistent: le changement des mentalités et le passage à des modes plus durables se font attendre, l’infrastructure n’est pas capable d’absorber la croissance du trafic, les normes de qualité de l’air ne seront pas atteintes sans efforts additionnels.
C'est ce qui ressort du premier rapport du Conseil de Mobilité pour la Flandre. Le Conseil formule sept recommandations. Elles portent notamment sur une harmonisation de l'aménagement du territoire et de la mobilité en vue de combattre la congestion, la co-modalité, une politique d'investissement plus performante pour la mobilité et les travaux publics et un secteur du transport plus performant au niveau écologique.
La ministre flamande de la Mobilité et des Travaux publics Hilde Crevits a déclaré que les sept points soulevés par le Conseil figureront dans sa note de politique générale. (Source Lloyd.be]
 

  [Publié le 2009-10-16]
C.371 SNCF FRET: la restructuration.
 

Le plan "de la dernière chance" pour Fret SNCF
La SNCF vient d'annoncer le plan de sauvetage ultime pour sa division de fret. Via la réalisation de neuf projets industriels, la compagnie ferroviaire française veut mettre en place un réseau fret spécifique entre 2010 et 2015.
L'objectif est entre autres de miser sur les "autoroutes ferroviaires". Sur le trajet Luxembourg-Perpignan, le trafic sera multiplié par deux.
L'offre des wagons isolés sera par contre fortement réduite dans le but d'obtenir une meilleure rentabilité. Les chances de réussite de ce plan, qui prévoit la création de filiales, dépendront des négociations avec les pouvoirs publics et les syndicats. (Source Lloyd.be)

La France engage sept milliards d'euros dans le fret ferroviaire
Le autorités françaises vont investir 7 mia. d'EUR dans le développement du fret ferroviaire d'ici 2020. Cette somme sera en premier lieu affectée à la modernisation des infrastructures. Parallèlement, la SNCF devra innover et réformer son système d'exploitation.
A l'Etat et au gestionnaire d'infrastructures RFF l'effort sur les infrastructures, à la SNCF l'effort sur l'exploitation. Elle investira dans les cinq prochaines années au moins 1 mia. d'EUR dans des solutions innovantes de transport de marchandises: autoroutes ferroviaires, TGV Fret, opérateurs ferroviaires de proximité, etc. (Source Lloyd.be)
 

  [Publié le 2009-10-17]
C.370 Chemin de fer belgo-allemand: ligne 49.
 

Febelrail a relayé recemment la manifestation organisée le samedi 03 octobre 2009 par l’association allemande: “Eisenbahnfreunde Grenzland”
Site web: www.eisenbahnfreunde-grenzland.de

D’une visite sur place, on retient les éléments suivants:
- La ligne Stolberg – Raeren Fre n’appartient plus à la DB – infrastructure.
- Pour permettre une reprise d’une exploitation quelconque, un ouvrage d’art situé aux environs de Breinig doit être “réapproprié”. Rien n’est prévu actuellement.
- L’association a défriché le site de la gare de Walheim, où comme nous l’avons déjà écrit précédemment, tout doit être refait.
- Cette association ambitionne à terme d’exploiter touristiquement entre Walheim et … Eupen! (Rien de moins). A ce stade, même si c’est marginal, elle ne possède pas de matériel roulant.
 

  [Publié le 2009-10-16]
C.369 B-Holding: festivités du 175e anniversaire: 2010.
 

B-Holding reconnait qu’un projet a bien existé d’exposer du matériel roulant sur la place des Palais à Bruxelles. Aujourd’hui, cependant, cette idée a été abandonnée. Selon Sudpresse Bruxelles du 29 septembre 2009, on ne connait pas les animations censées remplacer ce projet.
 

  [Publié le 2009-10-16]
C.368 SNCB Transport: le fret à l'équilibre d'ici trois ans.
 

La division fret de la SNCB se dirige cette année 2009 vers une perte de 190 millions d'EUR. Une réorganisation en profondeur doit faire en sorte que ce déficit sera éliminé d'ici 2012. La direction de la SNCB négocie actuellement avec les syndicats concernant l'exécution des plans de réforme. On risque l'impasse.
Selon Marc Descheemaecker, administrateur délégué de la SNCB, une injection de capital de 250 mio. d'EUR par le holding est nécessaire afin de sauver la filiale. Il faudra aussi supprimer 900 des 5.000 emplois chez BCargo Group, ce qui suscite une vive opposition de la part des syndicats de cheminots. Ils s'opposent également à une possible filialisation de la division fret. (Source: Lloyd.be du 02.10.2009)
 

  [Publié le 2009-10-16]
C.367 SNCB exploitation: 5 ans, bilan, perspectives.
 

Perspectives d’avenir ambitieuses en termes de qualité pour l’opérateur ferroviaire
Durant ces cinq dernières années, la SNCB revêtait une importance particulière pour l’économie et la mobilité belges. L’entreprise, un des plus grands employeurs du pays, ne laisse personne indifférent. Ce qui porte à croire que son rôle gagnera encore en importance dans un proche avenir.
Le 19 octobre 2004, le Moniteur Belge publiait l’arrêté royal portant les statuts de la nouvelle SNCB. Avec la parution de ce document de loi, naissait l’entreprise SNCB, une des trois composantes de la nouvelle structure du groupe ferroviaire belge.

Durant les cinq années écoulées, l’entreprise n’a cessé de poursuivre le même objectif : celui de devenir un opérateur ferroviaire fort et performant. Avec l’aide de quelques facts and figures, le bilan a pu être dressé.
Le nombre de voyageurs durant ces cinq années n’a cessé d’augmenter. La SNCB réalise une croissance bien au-delà des exigences formulées par l’Etat. Afin de pouvoir réaliser cette croissance (environ 5% de voyageurs en plus chaque année) d’une manière qualitative, la SNCB a investi dans de nouveaux trains, modernes et confortables.

*** la suite en cours de mise en page ***
 

  [Publié le 2009-10-17]
C.366 Chemins de fer belges: de très belles « cathédrales » entrent dans l’histoire : Liège-Guillemins et Anvers Central.
 

La SNCB-Holding, Infrabel et Euro-Liège-TGV inaugurent le 18 septembre 2009, la gare de Liège-Guillemins. Il s’agit d’un joyau architectural créé par l’architecte Santiago Calatrava. « Cette gare répond au cahier des charges précis que nous avions rédigé bien avant d’avoir fait appel à l’architecte, explique Vincent Bourlard, directeur général « stations » de la SNCB-Holding. Et elle relève de la philosophie que nous défendons pour nos trois gares qui accueillent la grande vitesse : utiliser les techniques les plus pointues, l’ingéniérie la plus développée, pour mettre la grande vitesse au service du réseau intérieur et de notre clientèle quotidienne de navetteurs ». L’inauguration de la gare de Liège achève l’implantation de la grande vitesse en Belgique, premier pays européen à disposer d’une infrastructure TGV intégrée de frontière à frontière.
Que de voies installées depuis cette visite du président Mitterrand en Belgique avec, dans ses valises, le projet TGV nord-européen. « Sous Pompidou, la France avait initié, avec le TGV Paris-Lyon, une véritable révolution technologique et sociétale. Le développement de la grande vitesse modifiait fondamentalement les rapports de force entre les moyens de transport. Pour la première fois depuis l’ère du « tout à la voiture », le train regagnait des parts de marché ». Et fort du résultat entre Paris et Lyon, la France entendait exporter vers le Nord sa technologie.

Débutait alors une véritable saga internationale (relier les capitales européennes –Paris, Londres, Amsterdam, Cologne avec Bruxelles au cœur du réseau) et nationale, la Belgique effectuant des choix qui, avec vingt ans de recul, apparaissent aujourd’hui comme géniaux. Le TGV ne devait absolument pas exister de manière autonome sur ses propres voies, dans ses propres gares. Il ne fallait pas que les lignes à grande vitesse soient tirées en rase campagne, juste entre les capitales européennes, avec des gares « aéroport », en périphérie des villes. Il fallait que le « TGV belge » relie les capitales, de cœur de ville en cœur de ville, via les métropoles d’Anvers et de Liège ; il fallait que les lignes à grande vitesse profitent directement au réseau intérieur, aux villes et aux navetteurs. En Belgique, le TGV n’était pas l’exclusivité des hommes d’affaires : il était l’affaire de M. Toulemonde. « Cela s’est traduit sur les voies qu’Infrabel a modernisées et modernise encore mais cela se traduit aussi et merveilleusement dans la gare de Liège que nous inaugurons ces jours-ci » reprend Vincent Bourlard.


*** la suite en cours de mise en page ***
 
 

  [Publié le 2009-10-17]
C.365 TGV Fret: projet Carex.
 

La SNCF et Eurotunnel pourraient acheter des rames TGV Fret pour Carex
Le projet Carex - Cargo Rail Express - atteint progressivement sa vitesse de croisière: les constructeurs Alstom et Siemens peaufinent leurs projets respectifs de matériel et un choix pourrait être opéré en principe fin de cette année. Pour la première fois, deux opérateurs potentiels, la SNCF et Eurotunnel, ont évoqué l'hypothèse d'achat de rames, a déclaré à Liège Vincent Gernay, coordinateur général du projet Liège Carex et directeur général adjoint d'Euro Carex, montrant ici l'emplacement du futur terminal de Liège Carex. L'objectif pour faire circuler les premiers trains reste fixé à 2013.
 

  [Publié le 2009-09-10]
 

Edition du 07 octobre 2009


 

C.364 Les gares de Liège Guillemins et d’Anvers Central.
 

Dans la soirée du vendredi 18 septembre et l’après-midi du vendredi 25 septembre 2009, le prince Philippe procédera, respectivement, aux inaugurations officielles des gares de Liège et d’Anvers. Ces inaugurations marquent la fin des travaux d’investissements TGV dans les gares belges. (Source: Belga).

Ndlr: mais ce que l’on ne dit pas c’est que tant Infrabel que la SNCB maintiennent artificiellement la durée des parcours actuels entre Liège et Bruxelles à ceux de …1956! Un arrêt très long à Louvain, le non passage par le viaduc de Diegem/Schaerbeek (ligne 36N), etc…

  [Publié le 2009-09-08]
V.38 Bibliographie ns: Atlas ferroviaire de l’Allemagne.
 

Le Copef informe de la sortie de presse de la nouvelle édition de l’atlas ferroviaire de l’Allemagne “Der neue Deutschland-Atlas 2009/2010” édité par Verlag Schweers + Wall GmbH à Koeln, 256 pages. Prix: 40€.

Renseignements: web:
www.schweers-wall.de

En vente notamment à la librairie (1er étage) en gare de Koeln HBF; mais il est possible de le commander via tout bon libraire belge en communiquant sa reference: ISBN 978-3-89494-139-0.

  [Publié le 2009-09-08]
V.37 Site web de videos ferroviaires.
 

http://www.bahnvideos.eu/

  [Publié le 2009-09-07]
V.36 Liège: Point de vue “aérien” de la gare.
 

A plusieurs reprises, le GTF vous a proposé de découvrir le panorama de la ville à partir du “monument Interallié”. L’histoire de ce bâtiment est peu connue; voici quelques éléments sur le site:
http://www.buildingsagency.be/realisatieberichten_fr.cfm?key=105
 

  [Publié le 2009-09-07]
V.35 Liège : La gare de Liège Guillemins.
 

A quelques jours de l’inauguration de l’oeuvre de S. Calatrava, voici ce qu’en écrit Wikipédia (sans garantie d’exactitude)!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Li%C3%A8ge-Guillemins

Des informations sur l’aménagement de tout le quartier de la nouvelle gare sur le site web: http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=3305&idrub=24

  [Publié le 2009-09-07]
V.34 Bibliographie ns: Ferro Flash n° 259 de juillet-Aout 2009.
 

Ce numéro contient un article sur l’histoire des trains de secours, de levage et relevage en F et B, par P. Rasson. Revue du Club ferroviaire du Centre. Renseignements: G. Bridoux, Coordinateur revue, av. Carsoel, 100, 1180 Bruxelles

  [Publié le 2009-09-07]
C.363 SNCB : gare de Kinkempois, suppression d'activités
 

L’installation de triage "par gravité" de la gare de Kinkempois sera mise hors service fin 2009. Il semble que certaines activités de triage seraient ainsi transférées à Anvers.
Cette information semble angoisser certains acteurs économiques liégeois : la décision (qui émane de la SNCB) hypothèque-t-elle la viabilité économique du fameux Trilogiport, la future plate-forme multimodale (rail-route-voie d’eau) située à Hermalle-sous-Argenteau, le long du canal Albert ? Pour rappel, Liège accueille sur ses terres le siège du pôle de compétitivité "Transport et Logistique", issu du plan Marshall pour la Wallonie.
Le « Port autonome » n’est pas au courant de la mise hors service de l’installation de triage "par gravité" de Kinkempois. "On est vraiment étonné car nous négocions actuellement l’aspect ferroviaire de la gestion du Trilogiport", nous déclare-t-on en interne.
Du côté de la SNCB, on se veut (très) rassurant. L’abandon du système de triage par "gravité" sur le site de Kinkempois était en effet planifié, mais il sera réalisé au profit d’une technique plus performante.
Pour Philippe Tomberg, porte-parole de la SNCB, "les wagons isolés à destination de la région liégeoise seront regroupés à Kinkempois et non envoyés à Anvers. Pour les wagons qui ont d’autres destinations, il est par contre possible que la constitution de trains complets se déroule à Anvers."
La SNCB rappelle par ailleurs qu’elle considère Kinkempois comme l’une de ses deux grandes gares régionales de triage (avec Gand) et espère la développer.
(Source : La Gazette de Liège, F. Chardon)
 

  [Publié le 2009-09-06]
C.362 LGV françaises : comment avancer ?
 

LGV EST : La convention de financement lance enfin les travaux des 106 derniers kilomètres du TGV Est.
Encore une demi-heure de moins pour faire Paris-Strasbourg. Le trajet entre les deux villes est passé de 4 heures à 2 h 20 en 2007 avec la mise en service du TGV Est. Le voyage ne durera que 1 h 50 en 2016. Jean-Louis Borloo a signé mardi la convention de financement de la deuxième phase des travaux engageant l'État, Réseau ferré de France (l'établissement public propriétaire des voies) et seize collectivités de l'est de la France.

Aujourd'hui, sur les 106 derniers kilomètres avant Strasbourg, le TVG roule encore sur des voies classiques à 160 km/h. Après 2016, il pourra circuler à 320 km/h. Ce dernier tronçon entre Baudrecourt en Moselle et Vendenheim dans le Bas-Rhin devrait coûter 2,01 milliards d'euros. Les travaux seront financés à hauteur de 680 millions d'euros par les seize collectivités locales, 680 millions par l'État français, 532 millions par Réseau ferré de France et 118 millions par l'Union européenne.

Cet accord de financement aurait pu être signé au début de l'été s'il n'avait pas achoppé sur l'emplacement de la gare lorraine TGV ainsi que sur la répartition des 20 derniers millions d'euros entre les collectivités. Finalement, les deux collectivités à l'origine de la fronde ont obtenu ce qu'elles voulaient : l'électrification de la ligne Paris-Troyes pour la région Champagne-Ardenne et la création d'une deuxième gare TGV « de connexion avec le réseau régional » pour la Moselle.

Ce projet de nouvelle ligne TGV s'inscrit dans le plan de relance de Nicolas Sarkozy qui a consacré 1,45 milliard d'euros sur les 26,5 milliards de l'enveloppe globale à l'accélération de quatre projets de lignes à grande vitesse qui dormaient au fond des cartons.
Le TGV Paris-Strasbourg est un projet de «maîtrise d'ouvrage directe par l'ensemble des collectivités publiques». L'État et l'ensemble des collectivités financent seuls le projet.

Autres projets LGV : le schéma est différent, il est semblable à celui des autoroutes.

Le projet de LGV Tours-Bordeaux est financé dans le cadre d'une concession. Trois groupes de BTP sont candidats : Bouygues, Vinci et Eiffage. Le vainqueur, qui sera choisi au printemps 2010, paiera la moitié du projet, soit 3,5 milliards d'euros et il en aura la concession pendant cinquante ans. C'est un système analogue à celui des autoroutes. Le concessionnaire assume seul les risques de trafic d'un tel projet. Il reçoit en retour une subvention qui lui est versée au moment du lancement du projet.

Pour le TGV Bretagne-Pays de la Loire et le contournement de Nîmes et de Montpellier, il s'agit, dans ces deux cas, d'un contrat de partenariat. Les trois géants français de BTP sont à nouveau en compétition et seront départagés. L'État et les collectivités verseront un loyer indexé sur le trafic de la ligne. Après cinquante ans, la ligne deviendra propriété de RFF. De plus en plus de projets de ligne de TGV sont financés de cette manière car ils permettent de mobiliser plus rapidement les fonds nécessaires. (Source : Figaro.fr)
 

  [Publié le 2009-09-03]
C.361 Transports : le service au client ? Enfin le bon sens !
 

Le client ferait l’objet d’une attention dans le domaine du transport. Quelques citations :
« …Finalement, le patron de la boite, c’est le client. Les cheminots ont découvert que ce n’est pas à eux de dire ce que doit être le service public ferroviaire dans les régions, ils ne sont pas légitimes pour cela (…) dixit en 2006, Louis Gallois, past-président de la SNCF.
« Je ne peux plus accepter ce genre de (situation, ndlr). Voici mes décisions. L’information aux voyageurs sera traitée au même rang que la sécurité. (…) Je veux une traçabilité et un bouclage des décisions. Les informations données par les salles de crise seront enregistrées, de même que les informations dans les trains. » dixit Guillaume Pepy, président de la SNCF le 27 août 2008.
(Extrait de Ville Rail & Transports, n° 477).

Puissent la SNCB et le TEC notamment s’en inspirer !
 

  [Publié le 2009-09-03]
C.360 Pendulaire : Le nouveau Cisalpino (CH/I) ETR 610.
V2

Deux des quatorze rames du nouveau Cisalpino II (ETR 610) ont été présentées le 16 juillet 2009 en gare de Lausanne. Elles rouleront dès fin juillet 2009 sur la ligne Genève-Milan, soit avec deux ans de retard, et avec une entrée en service progressive. Sur la ligne du Gothard, la mise en service est ajournée en raison de problèmes techniques. Quelques semaines après les premières liaisons vers Milan, la ligne sera prolongée jusqu'à Venise (I).
Huit nouveaux trains de la société ferroviaire appartenant à 50% aux CFF et à 50% à Trenitalia devraient être livrés d'ici l'entrée en vigueur du nouvel horaire en décembre 2009.

Des retards qui ont coûté cher. Une mise au point très laborieuse et non finalisée !
La planification initiale prévoyait la mise en service des quatorze rames pendulaires commandées auprès d'Alstom dès le changement d'horaire 2007/2008. En raison de retards de livraison de la société française, Cisalpino avait dû prendre différentes mesures d'urgence pour respecter les horaires en vigueur. Elle a notamment dû louer du matériel supplémentaire pour plusieurs millions de francs suisses par mois.

Ces trains ETR 610 sont en mesure de rouler jusqu'à 250km/h sur les tronçons à haute vitesse en Italie.
Le système pendulaire permet une vitesse 25% plus élevée dans tous les virages. "En Suisse, il n'est pas possible de dépasser 200 km/h à cause de la géométrie des voies et de l'exiguïté du territoire, sauf dans le tunnel du Lötschberg où il est possible de rouler à 250 km/h sur 30km", a rappelé Manni Haller.

[Publié le 2009-08-08]

Pas de chance ! L'histoire des nouveaux Cisalpino est une véritable saga, avec une succession de retards et de problèmes.
Les 2 nouveaux trains Cisalpino II, qui circulent depuis 2 semaines entre Genève et Milan, sont immobilisés depuis mardi 04 août 2009. Ses exploitants ont décidé de les retirer du trafic à titre préventif après que le logiciel a lancé un avertissement sur le système de freinage. Reste à savoir si le problème est informatique ou technique. Le problème a été constaté mardi avant le départ de Genève. Le train a alors circulé vide jusqu'à Milan, sans souci.

 

  [Publié le 2009-09-03]
 

Edition du 10 août 2009

 
V.33 Biblographie NS : « SNCF, la mutation impossible ? »
 

De François Regniault. Collection coup de gueule, Jean-Claude Gawsewitch, éditeur. Parution le 20 août 2009. Quinze mois avec Guillaume Pépy, Président de la SNCF. A lire certainement, même en Belgique. En effet, d’après les « bonnes pages », le contenu pourrait s’appliquer peu ou prou aux sociétés belges, type SNCB, Infrabel ou groupe SRWT….

  [Publié le 2009-07-31]
T.359 Le TEC/SRWT : urbanisme et modernité ?
 

1. Modernité et discrimination.
Alors que toutes les sociétés belges de transport en commun (SNCB, de Lijn, STIB) mettent à disposition en différents lieux des distributeurs de titres de transport accessibles en tous temps (en sus d’ « aubettistes » présents à certaines heures), le TEC/SRWT ne présente pas de tels équipements à la clientèle sporadique (touristes) ou habituelle. Le TEC parait négliger les apports des technologies modernes au service des clients. Ces distributeurs ont les avantages d’être multilingues et « commerciaux » !Tant il est vrai que le respect de ce dernier et la non-discrimination rapprochent ! Comment expliquer une telle situation sinon par une crainte du management vis-à-vis de groupes de pression ?
Le TEC est donc la seule société de transport auprès de laquelle il n’est pas possible d’acquérir en soirée, ou le dimanche, ou parfois en période de vacances une carte de voyages à prix réduit. Il y a donc discrimination manifeste vis-à-vis des voyageurs obligés ou des touristes.
Ces aubettes-guichets seraient titularisées. En l’absence du titulaire, l’aubette est fermée : il en serait ainsi en période de vacances (ex : l’important carrefour du Pont d’Avroy : le client n’a qu’a faire de la marche…)
Aucune des grandes villes Mons, Tournai, Charleroi, Namur, Liège, Verviers, Eupen, Wavre ne parait équipée de distributeur automatique !
En attendant une évolution conforme, il convient donc que les chauffeurs délivrent les titres de transport à prix réduits (carte zonal et de voyages) en dehors des heures d’ouverture des « aubettes » (après 18h et les dimanches et jours fériés) !

2. Urbanisme.
Alors que toutes les sociétés de transport en commun d’Europe font des efforts pour mettre les sites en valeur en plaçant du mobilier urbain pratique et de bel aspect, le TEC développe – particulièrement en région liégeoise – le règne des implantations de vieilles aubettes, de containers, de locaux préfabriqués et même de WC de chantier du plus mauvais aloi !
Quelques exemples :
- Place République française, alors qu’il existait un « kiosque Bellens » qu’il eut suffit d’acquérir et de moderniser
- Place St Paul,
- Le Pont d’Avroy/St-Gilles dont la rénovation vient de se terminer, mais en absence de mobilier urbain suffisant. Les aubettes placées non loin sont vieillies et dépareillées !
- La gare d’autobus de l’esplanade des Guillemins : le « point d’entrée » de Liège : même un éclairage sécurisant y est absent !
- Jemeppe
- …
On voudrait un TEC mieux intégré dans l’urbanisme de la ville, respectueux du client et des habitants, de l’environnement, et procurant des conditions sanitaires modernes à ses collaborateurs, plutôt qu’un TEC…Etat dans la région !
La SRWT (entreprise publique) pourrait participer au concours annuel du prix de l’urbanisme : le « prix citron » ?

Un exemple de modernisme atteignable : Mulhouse !

Tourisme et dégradation.
La rénovation du rond-point Grétry s’est accompagnée le l’enlèvement des balustrades en pierre pour donner sans doute une image de « transparence ». C’est sans compter avec la myriades de bus qui stationnent au plus près d’un distributeur (Tec) de café (au lieu d’atteindre le terminus convenu) et qui dégradent gravement, de ce fait, ce qui fait office de trottoir, puisque non conçu pour accueillir une telle charge ! Difficile pour un touriste de saisir la vue du Théâtre !

3. Le titre de transport unique d’abord au …sein du TEC ?
Dans la presse quotidienne, il est de bon ton d’évoquer périodiquement la problématique du titre de transport unique pour toutes les sociétés belges de transport en commun. Les années 2015 sont souvent évoquées ! Il s’agit là d’une certaine manière le « monstre du Loch ness ».
Récemment nous nous sommes rendus respectivement à Gand et à Ostende. Nous avons été agréablement surpris de constater – en confirmation – que la même carte (à prix réduit) de « de Lijn » était valable dans ces deux villes, pourtant pour des distances totalement différentes : à Gand, en tarif urbain, à Ostende, en tarif zonal pour se rendre à La Panne !
Il y a donc une différence manifeste d’approche de la problématique tarifaire et de l’usage des équipements oblitérateurs entre « de Lijn » et le TEC. Et pourtant, on ne le sait pas assez, les appareils proviennent des mêmes constructeurs…
Avant de tenter de mettre d’accord des sociétés appartenant à des régions et des pouvoirs différents, il conviendrait qu’une étape soit franchie au sein de la SRWT : les équipements modernes et les logiciels informatiques permettent sans aucun doute une comptabilité analytique adéquate au sein d’un même groupe.
Pourquoi, diable, y-a-t-il une différence entre une carte zonale et une carte de voyages urbains (la base d’une décrémentation de la somme acquise permet d’évoluer, et il est indispensable de SIMPLIFIER les multiples tarifs et titres de transports !
 

  [Publié le 2009-08-03]
T.358 Nantes (F) : Tram-train de Châteaubriant: les travaux de réouverture de la voie ferrée enfin lancés
 

Le plan de relance n'est pas pour rien dans l'accélération du lancement des travaux devant permettre la réouverture de la ligne ferroviaire Nantes-Châteaubriant fin 2012 sur l'ensemble du tracé et dès septembre 2011 pour le tronçon Nantes-Nort-sur-Erdre. La signature de la convention de financement le 18 juin a débloqué les fonds nécessaires, soit 194,6 millions d'euros. [Montant réparti entre l'Etat (18,1 %), la région (31,2 %), le département (27 %), Nantes Métropole (10,2 %), le Feder (10,8 %) et la SNCF (2,6 %)]. La région y ajoute 44 millions pour l'acquisition des onze trams-trains réalisés par Alstom.
Les premières interventions sur l'ancienne voie ferrée fermée à la circulation depuis 1980 entre la Chapelle-sur-Erdre et Châteaubriant (Nantes- La Chapelle-sur-Erdre accueille toujours du fret) débuteront en août 2009 avec le débroussaillage. Mais des aménagements ont déjà été lancés début 2009. Il s'agit de la construction de l'atelier de maintenance des trams-trains à Doulon (architecte SNCF Pascale Bonhomme, maîtrise d'ouvrage SNCF), de la réalisation des voies d'accès à cet atelier et des voies trams-trains 54 et 55 en gare de Nantes. Les deux premiers seront achevés en janvier 2010 et les dernières fin 2010.
Les prochaines étapes vont être fixées par le diagnostic de la plateforme et des assainissements au fur et à mesure de l'avancée du débroussaillage. « Suivront des levés topographiques qui permettront de caler le tracé de la voie, la nature des travaux nécessaires et leur ordonnancement », détaille Patrick Lahaye, chef du projet chez RFF, maitre d'ouvrage des travaux d'infrastructures ferroviaires (85 % du budget global), la maitrise d'œuvre étant confiée au groupement SCE-Obermeyer-AUP. Les principaux postes sont la rénovation de la voie et de la plateforme avec la création de trois sections double-voie (Sucé-sur-Erdre, Nort-sur-Erdre et Issé), l'électrification de la ligne avec deux tensions de courant (750 volts et 25 000 volts) et la signalisation.
Les appels d'offres seront lancés à l'automne 2009. « L'idée est de sélectionner une entreprise qui réalisera un panel de prestations étendu comprenant les études, les travaux et les essais techniques », prévient Patrick Lahaye qui annonce : « S'agissant d'un projet innovant, il faudra que les entreprises candidates proposent des solutions innovantes, probablement tirées du tramway et adaptées au train ». De fait, la technologie nécessaire à la mise en service d'un tram-train, notamment l'alimentation électrique en 750 volts, n'existe sur aucune voie ferroviaire française. Quant aux passages à niveau, ils seront équipés de feux clignotants rouges utilisés sur les lignes de tramway et qu'il faudra adapter au réseau ferré « et faire accepter par l'Etablissement public de sécurité ferroviaire.
Mais surtout, il faudra faire preuve d'une très grande réactivité pour tenir le calendrier très serré et ambitieux pour un programme de cette envergure.

Patrick Lahaye, chef du projet tram-train chez RFF déclare :
« L'interface avec le tramway sera l'une des principales difficultés »

Quelles sont les principales difficultés liées à la réouverture de la ligne ferroviaire Nantes-Châteaubriant ?
« Outre l'aspect innovant et le calendrier serré, l'interface avec le tramway est certainement ce qui va poser le plus de difficultés. Il va falloir reconfigurer le pôle d'échanges multimodal de la Haluchère du fait du croisement des voies ferrées et de tramway. Cela consistera à déplacer les voies de tramway existantes pour laisser la place à celles du tram-train et les traverses de 150 mètres vers le nord. Enfin, la ligne de tram-train circulera sur la voie ferrée empruntant le viaduc de la Jonelière, propriété de RFF et dédiée au fret. Sur la voie douce contiguë, Nantes Métropole compte faire passer la jonction des lignes de tramway 1 et 2. Par conséquent, il est prévu un élargissement du pont sous la forme d'une dalle de béton qui sera réservée aux transports doux ».
Des ouvrages d'art sont-ils prévus sur la ligne Nantes-Châteaubriant ?
« Non, en revanche seize passages à niveau seront supprimés et des travaux de mise au gabarit de huit ponts situés au-dessus de la voie ferrée devront être réalisés afin de permettre le passage du tram-train et des caténaires. La hauteur totale s'élève à 6,40 mètres. Des études sont en cours pour déterminer de quelle manière il faudra intervenir, mais la solution la plus appropriée sera probablement d'abaisser la voie plutôt que de surélever l'ouvrage. De fait, il est impossible d'intervenir sur les ponts en pierre maçonnée. (Source : lemoniteur.fr)
 

  [Publié le 2009-08-08]
T.357 Eurotunnel
 

Perte de 50% de ses transports de camions
Au cours du premier semestre 2009, Eurotunnel n'a transporté que 354.484 poids-lourds, soit 53% de moins qu'en 2008. Le nombre de voitures transportées a reculé de 18%, baisse ralentie à -8% au deuxième trimestre. Eurostar a noté -6% par rapport au premier semestre 2008, mais -1% seulement au deuxième trimestre.
Eurotunnel met la chute du trafic de camions en rapport avec l'incendie de septembre 2008. Les transporteurs routiers ont pris des engagements annuels avec les opérateurs transmanche. Leur retour éventuel vers Eurotunnel est donc généralement différé jusqu'au renouvellement des contrats.
Le transport ferroviaire de marchandises via le Chunnel continue de baisser avec seulement 575.000 tonnes au premier semestre, contre 665.567 au premier semestre 2008, soit 14% en moins.

Vers une extension des activités sur le territoire français.
L’opérateur du tunnel sous la Manche a annoncé ce 24 juillet 2009 être candidat à la reprise des activités de fret ferroviaire de Veolia Cargo en France, une activité qui représentait un chiffre d'affaires d'environ 50 millions d'euros en 2008. L'opération est conduite conjointement avec une filiale de la SNCF, candidate à la reprise des filiales allemande, néerlandaise et italienne de Veolia Cargo.
"Cette transaction serait la première opération de croissance externe réalisée par Eurotunnel, rendue possible par la réussite de la restructuration financière de 2007", a déclaré le groupe.
 

  [Publié le 2009-08-08]
C.356 Fret SNCF présente des pistes de réflexion
 

Confronté à des pertes abyssables (sans doute 600 mio. d'EUR en 2009), Fret SNCF présente petit à petit les "pistes de réflexion" qui devront mener, en septembre prochain, à son projet de plan de redressement en deux ans. Parmi ces pistes figure une importante réduction de voilure dans le wagon isolé, avec une concentration sur les produits dangereux et les lots de grande taille.
Autre axe de développement: le projet Euro-Carex de trains à grande vitesse fret entre les grands aéroports européens. Le choix du matériel - entre Alstom et Siemens - devrait se faire en septembre. De même que celui de l'opérateur. [Voir à ce sujet, les diverses infos publiées ici].
Enfin, Fret SNCF entend soutenir "financièrement et techniquement" les opérateurs de fret de proximité qui assureront les petits flux à l'avenir.
(Source : lloyd.be]
 

  [Publié le 2009-08-08]
C.355 Les concurrents de B-Cargo gagnent du terrain
 

Les deux principaux concurrents de la SNCB ont gagné d'importantes parts de marché entre janvier et avril au détriment de B-Cargo, filiale marchandises de la SNCB, écrit le De Standaard.
Ce sont Crossrail, l'ex-D&L Cargo et surtout la SNCF qui ont bénéficié du recul de B-Cargo qui a surtout perdu des parts de marché dans le transport international de marchandises sur des liaisons fixes à heures régulières. Sa part de marché est passée entre janvier et avril de 92% à 86,5%.
Inversement, Crossrail est passé de 4,45% à 7,48% tandis que la SNCF est passée de 2,47% à 4,89%.
La SNCB travaille depuis des mois à la préparation d'un plan de sauvetage de B-Cargo. Il prévoit notamment une réorganisation drastique du trafic intérieur.
[Publié le 2009-08-08]
 

  [Publié le 2009-08-08]
C.354 Trains de Tournai à Bruxelles en 38': pas gagné...
 

La ligne à grande vitesse accueillera-t-elle le trafic intérieur de la SNCB entre Tournai et Bruxelles ? C'est dans les cartons du Gouvernement... [Voir info V32 publiée le 15.07.2009 et dans trans-fer raw du 1er trim 2009].
L'idée est simple et pas totalement nouvelle. Il s'agirait de faire circuler sur la ligne à grande vitesse LGV1 des trains IC qui, au départ de Mouscron et de Tournai, emprunteraient le raccordement sur la dorsale wallonne à hauteur d'Antoing vers la LGV. [Ce raccordement a été utilisé au début des relations Thalys Paris-Bruxelles et sert chaque jour au TPV qui circule sur la dorsale wallonne]. Cela mettrait la cité des Cinq Clochers à 38 minutes de Bruxelles et la cité des Hurlus à 52 minutes environ. Écolo-Picardie s'était déjà prononcé en faveur d'un pareil développement il y a trois ans. Sans succès. Sans succès sauf que, depuis les dernières élections régionales, la donne a changé avec la montée des Verts au Gouvernement wallon. Ainsi, dans la déclaration de bonnes intentions gouvernementales [Voir ci-dessus], un important chapitre est consacré à la mobilité dont a désormais la charge le ministre Écolo Philippe Henry, qui vient encore de se prononcer favorable à un changement de mentalité en faveur des transports en commun. Cela se traduit, entre autres, par un engagement de la part de la Région à défendre plusieurs projets, comme mettre les principales villes wallonnes à 40 minutes de Bruxelles ou encore améliorer la dorsale wallonne actuelle. Mais, surtout, étudier la valorisation de la ligne à grande vitesse entre Tournai et Bruxelles pour le trafic intérieur. Et là, à en juger par les réactions recueillies auprès de la SNCB, c'est loin d'être gagné...
Selon Dominique Leclercq, ingénieur en chef chargé de la stratégie pour le trafic intérieur, plusieurs obstacles se dresseraient déjà face à cette intention louable, dont - et non le moindre - l'aspect budgétaire. « Alors que l'on prévoit déjà un déficit d'exploitation pour 2009, le coût de l'utilisation de la ligne à grande vitesse me paraît un élément clé de la réflexion qu'il faudra mener. Cette mesure aurait des impacts non négligeables sur le matériel roulant qu'il faudra nouvellement acquérir. Le parc n'est pas suffisant aujourd'hui. L'intention gouvernementale aura des répercussions techniques mais aussi économiques. Sans compter qu'il faudra trouver des sillons, autrement dit des créneaux horaires, pour faire circuler ces trains IC sur la ligne à grande vitesse Paris-Bruxelles qui est déjà fort bien utilisée... »
Une étude de la SNCB a montré les aspects positifs de la chose, mais aurait conclu quand même de manière négative. Le député fédéral athois Ronny Balcaen (Écolo) a déjà promis d'interpeller le ministre en charge des entreprises publiques à la rentrée. (Stéphane DIRICQ, Actu24.be)
 

  [Publié le 2009-08-08]

 

Edition du 20 juillet 2009

 
C.353 GB et TGV : une première !
 

La première ligne à grande vitesse britannique « High Speed One », dédiée jusqu’à présent au seul service international Eurostar, accueille désormais des trains régionaux assurés par un matériel neuf entièrement construit et entretenu par le japonais Hitachi. Jamais un train destiné à rouler en Europe (et surtout un train à grande vitesse !) n’avait encore été livré par un constructeur autre qu’Alstom, Siemens ou Bombardier ! Le matériel pourra être exploité, si l’opérateur le souhaite, « à agent seul ». (Source : Ville, Rail & Transports).

  [Publié le 2009-07-17]
D.352 Infrabel : ligne 45 : le patrimoine s’en va !
 

Le 17 juillet 2009, le toit de la cabine caractéristique du PN 24 à Malmedy, sur la route vers Waimes, est parti sur un camion : tout est aujourd’hui disparu. 

  [Publié le 2009-07-17]
T.351 Tram à condensateurs : expérimentation Alstom.
 

Suite d’une info antérieure relative aux 3 modes autonomes.
Pendant 1 an, la RATP et Alstom expérimenteront en service commercial un tramway Citadis équipé de supercondensateurs sur la ligne T3 du réseau francilien (Paris). Baptisé Steem, ce projet explore les deux « plus » offerts par le stockage d’énergie sur un véhicule : la récupération lors du freinage et la marche autonome. (Source : Villes Rail & Transports) 

  [Publié le 2009-07-15]
T.350 Linz (A) : + 23 tramways FLEXITY Outlook Bombardier.
 

La capitale européenne de la culture pour 2009 sélectionne une fois de plus Bombardier.
LINZ LINIEN GmbH, filiale de LINZ AG, exploite le système local de transport en commun à Linz. Le réseau, qui fait plus de 180 km, est divisé en trois lignes de tramways, 21 lignes d’autobus et quatre lignes de trolleybus, de même que la ligne Pöstlingbergbahn. Près de 96 millions de voyageurs ont emprunté le réseau LINZ AG LINIEN durant l’exercice 2008. L’écartement de la voie de ces tramways modernes est seulement de 900 millimètres !

Bombardier Transport a reçu, au début juillet 2009, une commande de 23 tramways BOMBARDIER FLEXITY Outlook de LINZ LINIEN GmbH. La valeur estimée de la commande est d’environ 69 millions d’euros (97 millions de dollars US).
Linz a donc une fois de plus opté pour les fiables tramways Bombardier. En effet, les véhicules FLEXITY Outlook, nommés « Cityrunners », sont en service à Linz depuis 2001. À la fin de mai 2009, les deux partenaires ont atteint un nouveau jalon dans leur collaboration avec le lancement du nouveau tramway Pöstlingbergbahn au design rétro.
Les nouveaux tramways FLEXITY Outlook seront fabriqués aux usines de Bombardier à Vienne (Autriche) et à Bautzen (Allemagne). La livraison des premiers véhicules est prévue au début de 2011.
Le nouveau véhicule commandé par Linz est une version évoluée des 33 véhicules de type Cityrunner qui sont déjà en service payant dans cette ville. Mesurant 40 m de long par 2,3 m de large, les véhicules FLEXITY Outlook peuvent recevoir 224 voyageurs. Pratiques, les éléments de design intérieur des nouveaux véhicules s’appuient sur plusieurs années d’expérience opérationnelle au quotidien. Ces véhicules sont fiables et conviennent aux gens qui ont des besoins particuliers. Le confort accru pour les voyageurs est le fruit d’une combinaison de la technologie de plancher bas intégral et de bogies conventionnels. Le design extérieur des nouveaux véhicules reprend les couleurs de LINZ AG.
En service à Linz depuis 2001, les tramways FLEXITY Outlook étaient les premiers à jumeler un plancher bas intégral et des bogies conventionnels. Leur intérieur sans marche accroît le confort des voyageurs, et leur maintenance est des plus faciles. Ce modèle a servi à mettre au point des véhicules pour Bruxelles (Belgique), Innsbruck (Autriche), Marseille (France), Genève (Suisse), Valence et Alicante (Espagne) et Eskisehir (Turquie). Les tramways FLEXITY Outlook circuleront sous peu à Palerme (Italie) ainsi qu’à Augsburg et à Krefeld (Allemagne). Au total, plus de 450 véhicules FLEXITY à plancher bas intégral ont été commandés.

  [Publié le 2009-07-12]
  A propos du Poestlingbergbahn.
 

Ce tramway très spécifique a été remis en route le 29 mai 2009 après une modernisation importante, pour son 111e anniversaire d’existence. Suite au changement d’écartement, il peut dorénavant atteinte la « Hauptplatz » (située au centre de la ville), où un nouveau terminus a été établi. Trois voitures (série 501-503) ont été construites par Bombardier : 4,5 moins€/unité. Les 3 anciennes voitures seront modernisées à Leipzig ! (Coût : 2,2 moins €/unité). (Source : Op de Rails)
Sur une distance de 4,14 km, ce tramway franchit une différence de niveau de 255 mètres. Il est dorénavant intégré très étroitement au réseau de transport urbain ! A la vue de la hauteur des investissements, la ville de Linz tient manifestement à son tramway « touristique des hauteurs » ! C’est suffisamment rare pour être souligné !  

Postlingberg Railway

  [Publié le 2009-07-13]
T.349 Blackpool (GB) : De nouveaux tramways Bombardier
 

Bombardier Transport a décroché au début juillet 2009, la toute première commande pour ses tramways BOMBARDIER FLEXITY 2, en vertu de laquelle le fabricant fournira 16 véhicules à la ville de Blackpool. Ce contrat, dont la valeur s’élève à environ 33 millions ₤ (54 millions de dollars US, 38 millions d’euros) est financé par le Department for Transport (DFT), le Conseil municipal de Blackpool et le Conseil régional de Lancashire. En exécutant cette commande, Bombardier participera à la modernisation du système de tramways le plus ancien au pays, ce qui accroîtra l’attrait de cette ville et tout en réduisant la consommation d’énergie.
Les livraisons de ces véhicules doivent s’échelonner de mai 2011 à mars 2012. Bombardier fabriquera ces véhicules à ses usines à Bautzen (Allemagne) et à Vienne (Autriche).
Après Londres, Nottingham et Manchester, cette autre ville britannique a choisi une solution de rail léger Bombardier.
Les tramways FLEXITY 2 feront 32,5 m de long par 2,65 m de large, comprendront cinq sections et trois bogies, et sont fondés sur la gamme de produits FLEXITY réputée et fiable. Le tramway FLEXITY 2 compte de nombreux avantages techniques, y compris des améliorations du concept de caisse et de bogie (BOMBARDIER FLEXX Urban 3000), de la protection anticorrosion et de la structure de la cabine de conduite, ainsi qu’une masse globale réduite. La technologie de propulsion BOMBARDIER MITRAC ainsi que le système de climatisation plus performant permettront de réduire considérablement la consommation d’énergie.

  [Publié le 2009-07-12]
T.348 Reims (F) : Le tramway avance à grande vitesse.
 

Particularité du chantier de la future ligne de tramway de Reims, Alstom emploie sur près de 70 % du tracé, un système accéléré et automatisé utilisé pour la première fois en France.
Ce système baptisé Appitrack, a déjà fait ses preuves pour les tramways d’Alger et de Jérusalem. Il permet de réduire la profondeur d'excavation et d’améliorer considérablement le temps de pose des voies – 200 m de voie simple installés en une seule journée, contre 40 m de voie double en une semaine avec une méthode classique. Développé conjointement par la société Astriane et Alstom, le procédé Appitrack utilise deux machines en tandem guidées en 3D par des théodolites Leica et un système Scanlaser. Une machine à coffrage glissant Wirtgen SP250 coule une dalle de béton continue et, quelques mètres derrière, une autre pose, avec une précision de l’ordre de 5/10e de millimètre, les systèmes de fixation des rails dans le béton. Ce procédé présente d'autres avantages, comme l'amélioration des conditions de propreté, d'hygiène et de sécurité du chantier, et la diminution de son niveau sonore.  

 

 

 

[Publié le 2009-07-12]

C.326 LGV3 : Exploitation pour la DB ! Thalys absent
V3

C’est le vendredi 12 juin 2009 que la LGV3 (Liège – frontière allemande) a été inaugurée par un spectacle devant deux rames (ICE et Thalys) côte à côte dans le tunnel de Soumagne. Comme annoncé précédemment, l’ICE Bruxelles – Frankfurt/M s’élance dès le dimanche 14 juin 2009 à l’assaut de la ligne pour la plus grande satisfaction des clients et de la mobilité en général. Thalys est en retard et continuera à rouler sur la ligne 37 à 90 klm/h et dans les chantiers de travaux jusque décembre 2009. Dans son discours, le représentant de Thalys n’a guère eu le fair-play de reconnaître cet « échec », et s’est apenti sur des raisons obscures. Infrabel, qui avait annoncé il y a plus d’un an, la mise à disposition de la ligne, a bien du reconnaître qu’elle n’avait été homologuée GV que quelques jours auparavant ! Les problèmes d’ « Ego » ont empêché d’améliorer la mobilité des clients un an plus tôt. (Coût sociétal). Il y a eu démonstration éclatante de l’efficacité française qui a mis en service beaucoup plus tôt la LGV Paris – Strasbourg avec une montée en puissance remarquable.
Le magazine français « Ville rail & Transports » note dans sa livraison 475 : « Véritable serpent de mer, les 2 lignes nouvelles GV 3 et 4 ont connu quelques retards dans le calendrier de mise en exploitation. La date initiale de mise à disposition de la LGV était le 1er avril 2007… L’implémentation du système de sécurité et de signalisation européen ERTMS de niveau 2 n’y est pas étrangère. De surcroit, les spécifications techniques ont évolué durant le projet. Infrabel a d’emblée décidé d’équiper ces lignes du seul ETCS niveau 2 associé au système de communication GSM-R. Certes, au regard des requis européens, tout autre choix pour une nouvelle infrastructure est impossible, mais une signalisation ayant fait ses preuves (TBL 2) n’aurait-elle pu coexister avec l’ETCS ? Infrabel fait valoir que l’installation du seul ETCS constituait le meilleur compromis ( ?, ndlr) coût/délai/qualité du service. « Nous ne souhaitons aucun gaspillage de l’argent publis », précise Luc Lallemand, administrateur délégué d’Infrabel. Mais (il ne dit) pas un mot sur le manque à gagner dû à une infrastructure terminée et sans utilisation (différence entre les péages reversés par les opérateurs pour circuler sur une ligne classique et ceux pour emprunter les LGV, au tarif plus élevé. (…) Aucune précision sur le surcoût lié à la maintenance réalisée durant ces périodes sans exploitation commerciales. »
La DB annonce une réduction de temps de parcours de près d’une demi-heure. Bruxelles-Koeln en 1h51min ! A Aachen, il existe aussi une correspondance en ICE pour Berlin. Düren possède, dès le 15 juin, une relation directe avec Berlin ; elle a pour but de réduire également le temps de parcours vers Dusseldorf (relation d’essai jusque fin 2010)!
La nouvelle infrastructure de la LGV3 belge se trouve sur l’axe stratégique Bruxelles-Francfort pour lequel le temps de parcours passera à 3h04 au lieu de 5h avant la Grande Vitesse.
En quittant Liège, précisément à Chênée, les trains traversent le tunnel de Soumagne, tunnel ferroviaire à deux voies le plus long de Belgique (près de 6,5km), dans lequel ils peuvent circuler jusqu’à 200km/h. Ils longent ensuite la E40 jusque Walhorn, à 260 km/h, en passant par de nombreux ouvrages d’art, tels que le Viaduc de José, le Viaduc de Herve, le Viaduc de Battice, et la tranchée couverte de Walhorn. La ligne 3 s’achève à la sortie de cette tranchée couverte de 1,1km et rejoint la ligne classique modernisée jusqu’à la frontière où elle est reliée au réseau ferroviaire allemand vers Cologne et Francfort.
Les travaux de construction de la ligne 3, effectués par la filiale d’Infrabel TUC RAIL ont commencé en 2001 et ont duré six ans. L’homologation des voies et de la caténaire a été menée avec succès en octobre 2007, suivie des tests de signalisation et des tests des équipements de sécurité du tunnel de Soumagne. Le SFICF (Service de Sécurité et d’Interopérabilité des chemins de Fer) a délivré l’homologation de la LGV3 à Infrabel le mardi 9 juin 2009.
La Ligne à Grande Vitesse Liège-frontière allemande représente un investissement majeur d’environs 830 millions €, sur un total de +/- 2,2 milliards € pour la « branche Est » (Bruxelles-frontière allemande), en ce compris les +/- 680 millions € consacrés à la ligne 2 (Louvain-Liège) et la modernisation des tronçons de lignes préexistantes. Notons bien que le réseau de lignes à Grande vitesse profite également au réseau intérieur : sur les 139 km de ligne de la branche Est, seuls les 36km de la LGV3 sont en site propre ; partout ailleurs, les lignes sont partagées avec le trafic intérieur qui peut donc bénéficier de gain de temps parfois considérable.

  [Publié le 2009-06-21, modifié le 2009-07-08]
 
V.32 Régions de Bruxelles et de Wallonie : Intentions des gouvernements.
 

Extraits libres de passages des déclarations gouvernementales relatifs à la mobilité.

WALLONIE

La déclaration de politique régionale wallonne 2009-2014 compte 262 pages, et la mobilité en représente une quinzaine, à peu près aux deux tiers de ladite déclaration. L'accent est mis sur la protection de l'environnement et l'attractivité des alternatives à la voiture. Le rail en est une, mais c'est le transport de voyageurs qui est au centre des préoccupations.
On note tout de même la définition d'un véritable plan intégré "transport et logistique" pour la Wallonie et son positionnement sur les grands corridors de fret européen. L'action du gouvernement visera à lever les goulots d'étranglement et à assurer l'entretien et la mise au gabarit adéquat du réseau fluvial. (Commentaire de lloyd.be)

1. Planifier la mobilité
Le Gouvernement s’engage à planifier le développement de la mobilité en
instaurant un plan régional de mobilité durable, en adéquation avec le Schéma de Développement de l’Espace Régional (SDER). Ce plan se déclinera à l’échelon local, en encourageant davantage les communes à réaliser des plans communaux ou intercommunaux de mobilité durable et en prévoyant au minimum un poste de conseiller en mobilité par bassin de vie.
Ces plans permettront d’identifier les enjeux de déplacement, de stationnement et d’accessibilité des divers lieux tant pour le transport de personnes que de marchandises. Ils doivent aussi comprendre des mécanismes d’évaluation des effets produits en regard des objectifs fixés, notamment en termes environnementaux et de fluidité. La coopération entre les communes d’un même bassin de vie et entre Région et communes sera renforcée.
2. Améliorer l’offre des transports publics comme base d’une mobilité durable
2.1. Le groupe TEC
NDLR : De façon surprenante, la déclaration vise le groupe TEC et non un moyen de transport !
2.1.1. Améliorer l’offre
Le Gouvernement s’engage à :
• aménager les voiries pour donner la priorité au bus afin que leur vitesse
commerciale et leur régularité soient concurrentielles par rapport à la
voiture (bandes bus, sites propres inaccessibles aux autres véhicules
motorisés, priorité aux carrefours, télécommande de feux prioritaire,
équipement pour faciliter les arrêts, etc.). Ces équipements et
infrastructures pourront être implantés notamment sur les espaces de
circulation et de stationnement existants. Avant fin 2010, le Gouvernement établira une liste non–exhaustive des axes concernés et prioritaires, en particulier dans les centres urbains. Leur aménagement sera progressivement mis en oeuvre d’ici 2014.
2.1.2. Structurer le territoire
Afin d’inciter davantage de voyageurs à utiliser les TEC, le Gouvernement veillera à mettre en oeuvre, dans le cadre des moyens budgétaires disponibles, les projets de transports en commun structurants identifiés pour les quatre grandes villes wallonnes, incluant la mise à niveau du réseau et la réalisation d’investissements nouveaux pour les transports publics (sites réservés, priorités aux feux, etc.) :
o à Liège, le développement progressif d’un réseau de tram – selon un tracé à concerter – en complémentarité avec les autres moyens de transport
o à Charleroi, la finalisation du métro et l’étude d’un développement vers le Sud par une ligne de tram vers Nalinnes-Bultia ;
Tous les engagements qui relèvent du contrat de gestion du groupe TEC seront intégrés par voie d’avenant au contrat actuel et feront partie intégrante du contrat de gestion débutant en 2011.

2.2. Les chemins de fer
La Région doit se doter d’une vision intégrée du développement
structurel du rail. S’appuyant sur une expertise ferroviaire transversale aux
divers départements du Service Public de Wallonie (économie, aménagement du territoire, mobilité, travaux publics et environnement) le Gouvernement établira un plan de développement de la desserte ferroviaire, en adéquation avec le SDER. Ce plan sera établi en 2010 et présidera aux orientations ferroviaires prioritaires. Il sera évalué par le Gouvernement chaque année et démontrera une contribution chiffrée aux objectifs environnementaux et de mobilité. Il identifiera les principes à traduire en décret et textes législatifs qui garantiront l’intégration du rail dans les compétences économie, mobilité, travaux publics et aménagement du territoire. La cellule ferroviaire sera renforcée et impliquera les diverses administrations concernées.

Dans ce cadre, le Gouvernement défendra les projets suivants :
• mettre les principales villes wallonnes à 30 minutes entre elles et à 40
minutes de Bruxelles, tendre vers une fréquence de train toutes les 30
minutes et améliorer la ponctualité ;
• supprimer les goulots d’étranglement (notamment sur l’axe Athus-Meuse
et la dorsale wallonne) ;
• assurer le suivi des travaux de modernisation et l’extension des capacités
de l'axe Bruxelles-Luxembourg et demander l'utilisation de trains
pendulaires sur son tracé ;
• améliorer la dorsale wallonne actuelle et envisager l’utilisation de trains pendulaires ;
• étudier la valorisation de la ligne à grande vitesse entre Tournai et
Bruxelles pour le trafic intérieur ;
• finaliser le RER et prendre, dans ce cadre, des mesures spécifiques visant
à garantir la densification des noyaux urbains existants ;
• augmenter la capacité de l’infrastructure ferroviaire au-delà de Louvain-la-
Neuve vers Gembloux et au-delà de Nivelles vers Luttre ;
• améliorer les dessertes urbaines SNCB par des services de type RER
autour de Liège (REL), voire Charleroi (REC) et Namur (REN). Il s'agit ici
de compléter le réseau urbain TEC par une desserte ferrée plus fine de ces
agglomérations ;
• rénover plusieurs gares importantes de Wallonie en fonction notamment
des critères d’efficience rationalité/coût ;
• construire une nouvelle gare SNCB, selon 2 options à étudier, souterraine
ou en surface, à l’aéroport de Charleroi ;
• s’opposer aux fermetures d’arrêts et envisager des réouvertures de lignes
et d’arrêts, dont la ligne Manage-Nivelles-Ottignies, en ce compris les
lignes transfrontalières ;
• améliorer la desserte ferroviaire des terminaux, des ports, des sites
d’activité et des carrières, dont la réalisation du raccordement ferré de la
plateforme multimodale Garocentre à La Louvière. Les sites accessibles
par le rail ou raccordables au rail, seront privilégiés dans le cadre des
politiques d’affectation du sol et de développement économique. Des
partenariats sont à envisager avec les transporteurs et les industriels ;
• encourager le recours aux trains légers, dans le cadre des compétences de
la SNCB ;
• mettre en circulation de nouvelles voitures à double étage ;
• inviter la SNCB à être partenaire des mesures « pics de pollution » ;
• augmenter la fréquence des trajets transfrontaliers et à travers la frontière
linguistique pour encourager la mobilité des travailleurs ;
• assurer une tarification transfrontalière équivalente à la tarification en
trafic intérieur.

6.2. Évolution du réseau routier
Le Gouvernement wallon veillera, en fonction des disponibilités budgétaires, à
• mener à bien le projet de la sortie sud de Charleroi :
De plus, le trafic local et vers le centre de l’agglomération sera amélioré
par la création d’une nouvelle ligne de tram en site propre entre Nalinnes
Bultia et Charleroi.
Pour rappel, Charleroi attend depuis plus de trente ans une solution pour sa sortie Sud (dossier de l'E420), e développement du transport routier et l'afflux de nouveaux résidants à la périphérie de la ville ayant accentué au fil du temps l'engorgement de la N5. Une route à deux fois une bande de circulation partira du rond-point « Ma Campagne » vers l'Est pour aller rejoindre le R3 à la Blanche Borne (Bouffioulx). Dans le même temps, la Nationale 5 sera aménagée, avec la création d'une ligne de tram en site propre reliant la gare de Charleroi Sud au rond-point du Bultia (Nalinnes). « Et on étudiera l'hypothèse d'une trémie sous le Bultia, pour vérifier si cela est nécessaire », confie un négociateur de l'Olivier wallon.
• réaliser le contournement de Couvin et prendre dès le début de la
législature, en concertation avec les autorités locales, des mesures
radicales pour sécuriser la traversée du centre (signalisation adaptée,
aménagements de sécurité pour les piétons, limitation du trafic dangereux
à certaines heures de la journée, etc.) ; NDLR : ce contournement est indispensable pour espérer le maintien de l’exploitation sur la ligne 134.

7. Développer le transport durable de marchandises
De manière transversale, le Gouvernement entend :
• définir un véritable plan intégré « transport et logistique » pour la
Wallonie, garantissant la cohérence territoriale, économique, sociale,
environnementale et budgétaire ;
Pour le transport ferroviaire, le Gouvernement s’engage à défendre les projets
suivants :
• assurer une priorité suffisante au fret notamment par la recherche de
couloirs peu utilisés, voire secondaires, où les aménagements resteraient
limités tout en permettant d’accroître la capacité, la rapidité et la
flexibilité ;
• développer le transport combiné notamment de la frontière française à la
frontière allemande ;
• améliorer la compétitivité du rail sur les longues distances, en s’inscrivant
dans les initiatives européennes (interconnectivité transrégionale,
interopérabilité, création de sillons horaires transnationaux) ;
• favoriser le raccordement au réseau ferroviaire des sites industriels et
zones d’activités, en ciblant les trafics conventionnels massifiés.
Pour le transport de marchandises en ville, l’action du Gouvernement visera à:
• instaurer un interlocuteur unique dans les communes, chargé de la mise
en place d’une politique intégrée de distribution urbaine ;
• étudier la mise en place de plateformes de distribution urbaine aux
extrémités des villes, basée sur la mutualisation des tournées de livraison
et utilisant des véhicules plus légers ;
• étudier la création de zones logistiques urbaines dont l’accessibilité multimodale
est garantie afin de localiser les professionnels plus près des noyaux d’habitat et, ainsi, limiter les mouvements de véhicules.

9. Transport aérien :
Le Gouvernement s’engage à :
• améliorer l’accès aux deux aéroports régionaux en réalisant :
o pour l’aéroport et l’aéropôle de Gosselies, l’étude d’un prolongement
de la ligne de tram et d’une gare de passagers, selon 2 options, souterraine ou en surface, en requérant auprès de la SNCB le maintien de l’offre ferroviaire existante dans la région et notamment à Marchienne-au-Pont ;
o le raccordement de Bierset à la ligne TGV fret (projet Euro-Carex) et le maintien d’une offre de transports en commun suffisante de et vers Liège ;
• rechercher des synergies entre aéroports et avec les trains à grande
vitesse, afin d’encourager une offre et un développement appropriés à chaque site ;

Région de Bruxelles Capitale
 

Le maintien du caractère entièrement public de la STIB est confirmé. Il ne sera procédé à aucune privatisation, même partielle, des organes de la société de transport public bruxellois, ni à aucune externalisation de services qui mettrait en péril le caractère public de la STIB. Le Gouvernement
veillera à ce qu'il ne soit pas recouru à la possibilité d’affermer certaines lignes.
Les négociations seront entamées immédiatement avec l’Etat fédéral pour la conclusion d'un nouvel accord de coopération permettant de financer et
de cofinancer une série de grands travaux dont notamment l'extension du réseau vers le Nord-Ouest et le Nord-Est de Bruxelles pour desservir la zone de Neder-Over-Hembeek, l'hinterland et le grand bassin d'emplois qu'est la zone de l'aéroport de Zaventem.
Le Gouvernement considère comme prioritaires les projets d’ensemble suivants :
1) L'étude de la prolongation du pré-métro et métro à Schaerbeek et à Uccle et du passage du métro à Evere, moyennant intervention financière fédérale. L'extension du métro sera définitivement confirmée en tenant compte des éléments suivants :
• la demande ne peut être rencontrée par un autre TP (soit à partir de 6.000
passagers/h);
• les coûts d'infrastructures et leurs amortissements
• que des mesures de rationalisation de la circulation en surface soient prises sur cette liaison
2) Le Rond-Point Churchill et la Place Vanderkindere;
3) La desserte de Forest et du bas de Saint-Gilles;
4) La liaison pré-métro Midi-Anneessens;
5) La prolongation du tram rue Marcel Thiry;
6) La création d'une ligne de tram reliant la gare de l'Ouest au Westland Shopping Center.
7) La desserte de l'hôpital de l'AZ VUB et Brugman;
8) La finalisation des études relatives à la conversion du bus 71 en tram.

  [Publié le 2009-07-15]
 V.31 Bibliographie NS : 150 Joer Eisebunn zu Lëtzebuerg
 

150 ans de chemin de fer au Luxembourg. Un anniversaire de cette ampleur est sans aucun doute l'occasion de regarder un instant en arrière, pour contempler le chemin parcouru, et parler d'histoire et d'évolution. Mais c'est également l'occasion de regarder vers l'avenir, et de soulever de nouveaux défis en matière de mobilité durable, au niveau national, régional ou encore européen. Aussi, pour que cet événement historique reste gravé dans la mémoire de chacun d'entre nous, et bien au-delà de cette année de célébration, plusieurs spécialistes luxembourgeois se sont réunis autour d'un projet commun : celui de la réalisation d'un magnifique livre anniversaire ! Historiens ou experts du chemin de fer, Charel Bartel, Charles Léon Mayer, Robert L. Philippart, Jeannot Poeker et Denis Scuto y retracent l'histoire, l'impact et l'avenir d'un moyen de transport qui a façonné le paysage politique, économique et social du pays comme nul autre.
« 150 Joer Eisebunn zu Lëtzebuerg » sera disponible dès le mois de novembre 2009. Prix de vente : 20 euros en commande par souscription et 30 euros en librairie. Commandez dès à présent le livre « 150 Joer Eisebunn zu Lëtzebuerg » sur le site Internet www.eisebunn.lu  

  [Publié le 2009-07-13]
V.30 Bibliographie NS : La grande aventure des Chemins de fer
 

Par Alain Frerejean, Flammarion, 2008; 500 pages de textes. Les 6 parties qui divisent le temps se composent de chapitres « indépendants » des uns des autres : ils se lisent donc séparément. Facile et amusant à lire. 25€ environ.

  [Publié le 2009-07-12]

 
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    31/01/2010 06:22