Antenne de Gosselies : Un plan interactif qui
propose des informations détaillées sur les tronçons de
l'antenne de Gosselies prochainement en travaux est
désormais disponible sur le site du Métro Léger de
Charleroi.
Lien direct :
http://www.charleroi-bouge.be/plans/gosselies/details/
La première phase des
travaux, dont la mise en œuvre a été retardée au
début d’avril 2009 consiste à démonter les caténaires
tout au long de la Chaussée de Bruxelles. Le démontage
se fera exclusivement de nuit entre 22h et 6h pour une
durée estimée à 3 mois.
La mise hors service des voies et caténaires entre le
réseau en exploitation et l’atelier de Jumet (et
vice-versa) entraine la nécessité de transférer par
camion les motrices BN.
Un mini reportage :
http://telesambre.rtc.be/content/view/4881/166/
Début des travaux en
chaussée : A partir du lundi 06 avril 2009, la
chaussée de Bruxelles sera interdite dans le sens de la
montée entre le rond-point qui fait carrefour avec la
Route de Mons et le carrefour Bon-Air.
Des habitants demandent – en justice - l'arrêt des
travaux.
Genèse de cette saga et première décision : Pas
d’arrêt.
Des habitants de Charleroi ont introduit mardi
03.03.2009 devant le tribunal de Charleroi une requête
en cessation environnementale, visant à faire cesser les
travaux du métro. Ils estiment irrégulier le permis
octroyé pour ces travaux. Une prochaine audience doit
permettre à la Ville et à la SRWT de s'exprimer. Ces
habitants, riverains ou non de ce métro en phase finale
de construction dans le centre de la ville, estiment que
le permis autorisant actuellement les travaux à se
poursuivre est irrégulier.
Selon eux, a plaidé leur avocat Me Frédéric Ureel devant
le tribunal « siégeant comme en référé », la Ville de
Charleroi en tant que telle aurait dû mener une action
en cessation de ces travaux. Or, elle ne l'a pas fait
malgré leurs multiples demandes, disent-ils. Le Code de
la démocratie locale autorise dès lors ces habitants à
se substituer à la Ville en tant que telle et ils ont
donc introduit cette action en cessation. Dans le même
temps, rappellent-ils, le Conseil d'Etat a examiné ce
permis et l'auditeur du Conseil d'Etat a émis à son
propos un avis totalement défavorable, à propos duquel
le Conseil d'Etat doit encore statuer.
Deux points suscitent principalement la demande
introduite par ces citoyens carolorégiens : il s'agit de
l'aménagement prévu pour le passage en aérien du métro
au boulevard Tirou, à un rythme et selon des modalités
qui vont, disent-ils, susciter des embouteillages
considérables si on s'en tient au permis actuel. De
même, le permis prévoit un transfert du trafic du quai
de la gare au quai de Brabant et au quai de Flandre, qui
seront l'un et l'autre inévitablement engorgés.
Si les travaux du métro en eux-mêmes sont le fait de la
SRWT, les aménagements, eux, dépendent de l'autorité
communale, et c'est elle qui aurait dû intervenir pour
demander les modifications permettant la correction des
problèmes annoncés. Les habitants qui ont entamé cette
procédure s'estiment donc autorisés à se substituer en
quelque sorte, aux autorités communales.
Seuls les avocats de ces habitants sont intervenus
aujourd'hui. Il est apparu que l'avocat de la Ville de
Charleroi avait, à ce jour, reçu mandat du seul collège
communal pour ester en justice. Or, il doit aussi avoir
reçu l'autorisation du conseil communal, autorisation
qui est impérative dans cette procédure, dit l'avocat
des plaignants. La suite des débats permettra à la Ville
de Charleroi et la SRWT d'avancer leurs arguments.
Lors de l’audience du 17 mars 2009, les avocats
représentant la Société Régionale Wallonne du Transport
(SRWT) et la Ville de Charleroi ont répondu de manière
particulièrement technique aux arguments développés
précédemment par les avocats d'habitants de Charleroi.
L'avocat de la SRWT est intervenu pour souligner le fait
que seuls sept habitants étaient à la base de cette
requête. Ceux-ci défendent un intérêt personnel, sans
jamais faire la preuve qu'un lien existe entre les
nuisances normales de ces travaux et leur intérêt
propre. Il s'est notamment demandé si une poignée de
personnes pouvait faire obstacle à l'intérêt de 206.890
habitants, sachant les problèmes de mobilité que connaît
Charleroi.
Pour l'avocat de la SRWT, la Ville est parfaitement
habilitée à ester, sur base de cette seule autorisation,
parce qu'elle est intervenante volontaire. La Ville n'a
pas négligé d'agir et le conseil communal a voté à une
large majorité de 36 voix (sur 51 conseillers; NDLR) le
permis contesté. La démocratie, a-t-il encore plaidé, ne
va pas jusqu' à permettre à une personne de faire
prévaloir son intérêt personnel avant l'intérêt
collectif, d'autant que les citoyens, a-t-il rappelé,
ont pu prendre part aux études préalables à ces travaux.
Pour les deux avocats représentant la Ville de
Charleroi, la requête des habitants, se prévalant d'agir
"au nom de la Ville" en s'y substituant, n'est pas
recevable. Pour qu'elle le soit, il faudrait prouver que
la Ville a fait preuve de négligence, ce qui n'est pas
le cas.
Pour la défense aussi, la seule autorisation d'ester
donnée par le collège communal permet à la Ville
d'intervenir volontairement dans le débat. Elle a plaidé
que ces habitants ont entamé cette procédure parce
qu'ils avaient échoué une première fois devant le
Conseil d'Etat.
A titre subsidiaire, si la requête des habitants devait
être considérée comme recevable, il faudrait donc malgré
tout permettre à la Ville d'être à la cause, ont plaidé
les deux avocats. Ils ont rejeté l'éventualité d'une
mesure provisoire de suspension des travaux, en raison
des conséquences financières importantes que cela
pourrait entraîner.
Décision du tribunal de 1ere instance le 30 mars 2009
: NON !
Il a débouté les habitants. Pour lui, les dommages
éventuels sont impossibles à prouver à ce stade. En
revanche, le tribunal a reconnu aux habitants le droit
d'intenter une action au nom de leur Ville, en vertu
d'une disposition du code de démocratie locale.
Les avocats des 6 plaignants pourraient faire appel de
la décision. Mais ils insistent sur leur volonté de
discuter avec les autorités de la Ville et de la Région
wallonne, pour éviter de nouvelles actions en justice.
En attendant, le recours introduit devant le Conseil
d'Etat, lui, reste d'actualité. (Selon RTL)
Au Parlement wallon.
La commission compétente du parlement wallon a approuvé
lundi 16 mars 2009, un projet de décret par autorisation
régionale (DAR) ratifiant le permis d'urbanisme délivré
pour la construction de cette fin de boucle de métro.
Elle a, à cette occasion, évoqué elle aussi un motif
impérieux d'intérêt général pour poursuivre les travaux.
Ce n'est cependant que 2 à 3 semaines plus tard que
l'assemblée plénière du parlement doit évoquer ce
dossier. Si un recours devait alors être introduit
contre le vote du Parlement wallon, il reviendrait à la
Cour constitutionnelle de tranche. (Selon La Libre)
[Publié le 2009-03-30]
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