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Les lignes ferrées touristiques de Namur-Luxembourg

 

mise à jour du 19/08/2009
 

 

Ligne 128: Ciney – Purnode: Chemin de fer du Bocq.

(Exploitation touristique du PFT).

Tous les détails de la saison 2009 (calendrier, tarif, etc) sur le site web: www.cfbocq.be

Circulations autorail pour le public tous les dimanches et jours fériés du 5 juillet au 25 octobre 2009.
D’une façon générale, le site de la voie et des emprises est net et témoigne d’un souci de sérieux et de sérénité.
Le “Chemin de Fer du Bocq” est désormais très bien intégré dans la région en tant qu'attraction touristique. La fréquentation: plus de 12 000 voyageurs en 2008.

Des projets:

• Début des travaux de rénovation de la voie entre Purnode et Evrehailles-Bauche au cours de l’hiver 2009-2010. Les travaux de remplacement des traverses, menés par les bénévoles de l'association, devraient s'étendre de septembre 2009 à mai 2011.

• Implantation d'ancien signaux à bras mécaniques en gare de Spontin et Dorinne-Durnal dans le cadre du développement de la ligne du Bocq en ligne musée.
 
[Publié le 2009-06-30]
 

 

SRWT: Ligne de Han-sur-Lesse: l’avenir?

Les entreprises de tourisme doivent faire face à l’évolution des mentalités, à l’attente des clients et à la concurrence, en cette civilisation des loisirs.

Les “Grottes de Han” dont l’exploitation est plus que centenaire, n’échappent pas à cette problématique.

Récemment (début 2009) le “cérémonial” de sortie a été radicalement modifié: les barques ont été abandonnées au profit de passerelles métalliques. Ainsi les nouvelles nécessités liées à la sécurité (gilet de sauvetage, nouveaux bateaux à double coques) ont entrainé un basculement vers une organisation considérée comme favorable par- et moins risquée pour l’exploitant: la sortie “en continu” sans risque.

Mais les organisateurs de tourisme et les clients individuels acceptent mal le délai d’attente de 30 minutes lié à l’accès par voie ferrée à l’entrée de la grotte et au recours à des guides-accompagnateurs. Cet aspect avait déjà été mis en évidence lors de la construction de la nouvelle ligne (inférieure) par l’installation d’un évitement à mi-parcours. A l’époque, un tollé des commerçants avait fait renoncer aux départs au quart-d’heure et l’évitement a été démonté pour éviter les chocs et ralentissements.

Ce temps parait aujourd’hui révolu: le commerce local n’est plus que l’ombre de lui même et le client “revendique” la liberté d’emploi de son temps. Ainsi l’accès continu à la grotte refait surface! L’oeuf de Colomb repose tant sur le schéma souterrain que sur l’électronique moderne. Il “suffit” d’agencer un accès au réseau souterrain, à proximité de la … sortie et de remettre des audio-guides à chaque visiteur!
Ainsi plus de tram vicinal à couts non négligeables d’entretien et d’exploitation et plus de guide dont le nombre devait être constamment adapté à la demande potentielle.
Les “jours” d’existence de la ligne vicinale de Han-sur-Lesse-Grottes seraient ainsi comptés! Cette ligne ne vit et n’a survécu que grâce au trafic des visiteurs des grottes.
 
[Publié le 2009-07-03]
 
 

Ligne métrique du tramway de l’Aisne. L’avenir est à nouveau menacé?

On sait que le TTA exploite, vaille que vaille, la ligne d’Erezée à Dochamps, sinon Forge-à-l’Aplez (section de la ligne Melreux à Comblain-la-Tour). Un prolongement par reconstruction intégral est envisagé (depuis l’origine) de Dochamps à Lamormenil. La longueur totale de l’exploitation passerait ainsi à 11,4 kilomètres.

Si dans les années ’70, une fréquentation annuelle de quelque 30 000 personnes a été engrangée une fois, ce nombre est aujourd’hui révolu. Les facteurs en sont connus: la voie, le matériel roulant assez usé, la disponibilité des bénévoles et aussi la publicité et l’attractivité pour les visiteurs. La traction à vapeur est oubliée depuis bien longtemps.

Le tourisme se développe pourtant dans la région.
Au cours des années 2007 et 2008, des projets significatifs de renouveau ont été mis sur pied.

Il est clair que de telles institutions (!) ne peuvent vivre que grâce aux subsides! Mais ceux-ci ne peuvent être “pérénisés” que si les visiteurs sont au rendez-vous. Des investissements à fond perdu pour quelques nostalgiques ne peuvent se justifier pour les Autorités locales et de la Communauté.

Le débat fait rage et peut démotiver les uns ou les autres, sinon les unes et les autres! L’expérience montre que l’on ne peut rester dans l’immobilisme: le Trimbleu et la Vennbahn sont disparus; le CFV3V a jeté l’éponge pour Mariembourg-Chimay et Dinant-Givet; l’Asvi et le chemin de fer du Bocq vont monter et montent en puissance. L’ exemple du chemin de fer de Baie de Somme, notamment, est là pour montrer que seules une fréquentation assidue et des ambitions raisonnables peuvent justifier les apports publics.

Et pourtant ce patrimoine industriel doit être maintenu, valorisé et montré au plus grand nombre! Les discussions sont stériles devant les risques et les échéances. Les conditions de circulations ont été virtuellement profondément modifiées entre 2009 et 1970! Le “devoir de précaution” (à apprécier par les Autorités de contrôle et s’il échet, malheureusement, par la Justice) devra être pris de plus en plus en considération!

On peut se demander si une nouvelle “voie” ne doit pas être dégagée: l’exemple de l’Allemagne est, dans certains cas, éloquent à ce sujet.
Le coût de construction, de réhabilitation et de maintenance d’une voie est “insupportable”. Autrement dit, quelle que soit la manière d’exploiter, les frais fixes sont présents chaque jour et ne pourront être réduits.

Les nouveaux projets en phase d’avortement du TTA et la situation de la ligne des Grottes de Han mettent en évidence une piste de solution.

Pourquoi ne pas dissocier l’aspect muséal “pur et dur” de l’aspect “exploitation touristique” pour un plus grand nombre? La voie, notamment, serait à charge de cette exploitation touristico-commerciale (matériel dédicacé) assurée par une société spécifique; elle serait en liaison tant avec les Autorités qu’avec une autre attraction touristique locale. D’un autre côté, l’asbl assurerait l’exploitation (moins “intensive”) et la gestion des trains historiques (véhicules historiques, locomotive à vapeur).
 
Site web : www.tta.be

[Publié le 2009-07-07]